{"id":2817,"date":"2025-09-03T00:14:52","date_gmt":"2025-09-02T23:14:52","guid":{"rendered":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=2817"},"modified":"2025-09-03T00:14:55","modified_gmt":"2025-09-02T23:14:55","slug":"constantine-nidhalhoun-ode-memorielle-aux-infirmieres-revolutionnaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=2817","title":{"rendered":"Constantine\u00a0: \u00ab Nidhalhoun \u00bb, ode m\u00e9morielle aux infirmi\u00e8res r\u00e9volutionnaires"},"content":{"rendered":"\n<p>Sous la canop\u00e9e sauvage de la for\u00eat de Djebel Ouahch, \u00e0 Constantine, le tournage de <em>Nidhalhoun<\/em> a commenc\u00e9 comme une c\u00e9r\u00e9monie de m\u00e9moire. Le wali, Abdelkhalek Sayouda, a donn\u00e9 le coup d\u2019envoi du plateau. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s : le pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e populaire de wilaya, le chef de da\u00efra, le maire de Constantine et les directeurs de la culture, des moudjahidine, de la jeunesse et des sports, ainsi que le conservateur des for\u00eats. La pr\u00e9sence des institutions traduit la port\u00e9e symbolique du projet : il s\u2019agit moins d\u2019un film que d\u2019un acte de restitution historique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un d\u00e9cor vivant, forg\u00e9 par des mains alg\u00e9riennes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La for\u00eat n\u2019est pas qu\u2019un d\u00e9cor : elle est personnage. Au c\u0153ur du plateau, une maison en bois, con\u00e7ue et r\u00e9alis\u00e9e par des artisans locaux, s\u2019int\u00e8gre au site avec la pudeur d\u2019un objet retrouv\u00e9. Le wali a visit\u00e9 le plateau, assist\u00e9 aux premi\u00e8res prises, et \u00e9cout\u00e9 l\u2019\u00e9quipe expliquer les choix de mise en sc\u00e8ne. Les plans tourn\u00e9s ici cherchent l\u2019authenticit\u00e9 \u2014 textures, lumi\u00e8res, bruissantes silhouettes d\u2019arbres \u2014 pour rendre palpable l\u2019intimit\u00e9 des femmes dont le r\u00e9cit s\u2019empare.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les h\u00e9ro\u00efnes au premier plan<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Nidhalhoun<\/em> raconte Hadda \u2014 figure de transmission et d\u2019engagement \u2014 qui forme un groupe de jeunes moudjahidate pour en faire des infirmi\u00e8res de terrain, les \u00ab <em>houriyat<\/em> \u00bb : des femmes soignant, cachant, prenant soin des bless\u00e9s dans l\u2019ombre des maquis. Le film fait le pari, rare et n\u00e9cessaire, de placer la femme au c\u0153ur de l\u2019action r\u00e9volutionnaire : non pas en simple auxiliaire, mais en actrice autonome, d\u00e9tentrice de savoirs m\u00e9dicaux et de d\u00e9cisions d\u00e9cisives.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un r\u00e9cit puis\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019inspiration vient de la vie de la moudjahida-infirmi\u00e8re Amina Cherrad : parcours, choix, risques. R\u00e9alis\u00e9 par Ahmed Riadh, produit par Belkacem Hadjaj et \u00e9crit par Hamza Mohamed Fouadhel, le long-m\u00e9trage conjugue reconstitution historique et souffle romanesque. Il r\u00e9inscrit dans la grande Histoire des trajectoires souvent cantonn\u00e9es jusque-l\u00e0 aux marges des r\u00e9cits officiels.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Th\u00e9matique et port\u00e9e m\u00e9morielle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le film se veut d\u2019abord <em>m\u00e9moriel<\/em> : rendre visible ce qui a \u00e9t\u00e9 soigneusement dissimul\u00e9 par le temps et par les r\u00e9cits dominants. Il interroge la notion d\u2019h\u00e9ro\u00efsme \u2014 non plus l\u2019\u00e9clat du combat arm\u00e9 mais la pers\u00e9v\u00e9rance du soin, l\u2019art de cacher une blessure, la d\u00e9cision de sauver au prix du silence. <em>Nidhalhoun<\/em> travaille la m\u00e9moire par le d\u00e9tail : une compresse, une phrase chuchot\u00e9e, une route d\u00e9tourn\u00e9e. Ces \u00e9l\u00e9ments ordinaires deviennent, \u00e0 l\u2019\u00e9cran, des instruments de r\u00e9sistance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un film engag\u00e9 pour la reconnaissance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019hommage, le projet porte une ambition civique : r\u00e9habiliter les noms, les gestes et les corps des femmes qui ont tenu la vie entre leurs mains. En restituant l\u2019histoire des <em>houriyat<\/em>, le film engage une conversation n\u00e9cessaire sur la place des femmes dans la m\u00e9moire nationale \u2014 reconnaissance, r\u00e9paration, transmission aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Po\u00e9tique du soin, rigueur du r\u00e9cit<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne m\u00ealera sobri\u00e9t\u00e9 et po\u00e9sie : plans larges sur la for\u00eat, gros plans sur les mains qui pansent, sc\u00e8nes de nuit o\u00f9 la lumi\u00e8re d\u2019une lampe chirurgicale \u00e9voque une \u00e9toile. Le ton promis est humble et puissant \u00e0 la fois \u2014 un cin\u00e9ma de l\u2019intime qui rejoint la dimension collective de l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans la palme des arbres, la cam\u00e9ra \u00e9coute. Dans le secret des pansements, l\u2019histoire parle. \u00ab Nidhalhoun \u00bb veut que l\u2019on n\u2019oublie plus celles qui sauv\u00e8rent la R\u00e9volution en sauvant la vie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous la canop\u00e9e sauvage de la for\u00eat de Djebel Ouahch, \u00e0 Constantine, le tournage de Nidhalhoun a commenc\u00e9 comme une c\u00e9r\u00e9monie de m\u00e9moire. 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