{"id":3191,"date":"2025-10-28T13:36:43","date_gmt":"2025-10-28T12:36:43","guid":{"rendered":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=3191"},"modified":"2025-10-28T13:38:03","modified_gmt":"2025-10-28T12:38:03","slug":"securite-alimentaire-lequation-dune-algerie-a-65-millions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=3191","title":{"rendered":"S\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00a0: L\u2019\u00e9quation d\u2019une Alg\u00e9rie \u00e0 65 millions"},"content":{"rendered":"\n<p>Face \u00e0 une population appel\u00e9e \u00e0 atteindre les 65 millions d\u2019habitants dans les prochaines ann\u00e9es, l\u2019Alg\u00e9rie place la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au c\u0153ur de sa strat\u00e9gie nationale. C\u2019est ce qu\u2019a affirm\u00e9, lundi, le ministre de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement rural, Yacine Oualid, lors de l\u2019ouverture de la Conf\u00e9rence nationale sur la modernisation du secteur agricole, tenue au Palais des congr\u00e8s \u00e0 Alger.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Notre ambition est de b\u00e2tir une Alg\u00e9rie capable de nourrir 65 millions d\u2019habitants et de devenir un leader r\u00e9gional dans le domaine des cultures sahariennes et des technologies hydriques \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le ministre, soulignant que la modernisation agricole constitue d\u00e9sormais une priorit\u00e9 strat\u00e9gique du gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un secteur encore en de\u00e7\u00e0 de son potentiel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le constat du ministre est clair : l\u2019agriculture alg\u00e9rienne dispose d\u2019un immense potentiel, mais elle souffre d\u2019un d\u00e9ficit criant de modernisation. Sur les 2,38 millions de kilom\u00e8tres carr\u00e9s du territoire national, seulement 8,5 millions d\u2019hectares sont effectivement exploit\u00e9s \u2014 soit \u00e0 peine 3,6 % de la superficie totale.<\/p>\n\n\n\n<p>Les rendements, eux, restent modestes. La c\u00e9r\u00e9aliculture alg\u00e9rienne plafonne \u00e0 18 quintaux \u00e0 l\u2019hectare, alors que des pays aux conditions climatiques similaires atteignent 35 quintaux. La production laiti\u00e8re, estim\u00e9e \u00e0 3.000 litres par vache et par an, reste \u00e9galement inf\u00e9rieure de moiti\u00e9 \u00e0 la moyenne mondiale. Ces chiffres traduisent l\u2019urgence d\u2019une transformation structurelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une \u00ab r\u00e9volution agraire \u00bb version 2.0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Yacine Oualid parle sans d\u00e9tour d\u2019une \u00ab v\u00e9ritable r\u00e9volution agraire \u00bb, non pas dans le sens des r\u00e9formes fonci\u00e8res des ann\u00e9es 1970, mais dans celui d\u2019une mutation technologique et organisationnelle du secteur.<br>La cl\u00e9 ? L\u2019introduction massive du num\u00e9rique, de l\u2019innovation et de la recherche scientifique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ministre a d\u2019ailleurs annonc\u00e9 la cr\u00e9ation du Conseil scientifique de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, une nouvelle instance consultative compos\u00e9e d\u2019une vingtaine d\u2019experts issus du monde acad\u00e9mique et scientifique. Ce conseil travaillera de concert avec le minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur, repr\u00e9sent\u00e9 par Kamel Baddari, afin d\u2019ancrer la recherche et les start-up au c\u0153ur de la production agricole.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des chiffres encourageants mais insuffisants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 un volume de production \u00e9valu\u00e9 \u00e0 35 milliards de dollars, une contribution de 14 % au PIB et 2,6 millions d\u2019emplois g\u00e9n\u00e9r\u00e9s, les performances globales demeurent en de\u00e7\u00e0 des capacit\u00e9s du pays.<br>Le taux de recours \u00e0 l\u2019irrigation moderne reste limit\u00e9 \u00e0 15 %, freinant la productivit\u00e9, tandis que les pertes post-r\u00e9colte persistent faute d\u2019une cha\u00eene de froid efficace.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Huit ateliers pour tracer la feuille de route<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La conf\u00e9rence, organis\u00e9e sur deux jours, r\u00e9unit pr\u00e8s d\u2019un millier d\u2019experts, chercheurs, agronomes et repr\u00e9sentants d\u2019institutions \u00e9conomiques. Huit ateliers th\u00e9matiques y sont consacr\u00e9s \u00e0 la gestion du foncier agricole, la num\u00e9risation du secteur, la rationalisation des ressources en eau, l\u2019am\u00e9lioration des rendements dans les fili\u00e8res strat\u00e9giques, la gouvernance et la transparence administrative, la cr\u00e9ation d\u2019un syst\u00e8me informatique agricole int\u00e9gr\u00e9, la promotion de l\u2019assurance agricole, et la mobilisation des comp\u00e9tences nationales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une strat\u00e9gie tourn\u00e9e vers l\u2019avenir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La nouvelle approche, port\u00e9e par un ministre issu du monde de la technologie \u2014 ancien responsable du secteur de l\u2019\u00e9conomie de la connaissance et des start-up (2020-2024) \u2014, mise sur la synergie entre agriculture, science et innovation.<br>Elle entend mobiliser les universit\u00e9s, les centres de recherche et les start-up autour d\u2019un objectif commun : faire de l\u2019Alg\u00e9rie une nation autosuffisante et durablement souveraine sur le plan alimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus d\u2019un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s la premi\u00e8re r\u00e9forme agraire de 1971, l\u2019Alg\u00e9rie semble pr\u00eate \u00e0 engager une deuxi\u00e8me r\u00e9volution agricole, celle de l\u2019intelligence, de la donn\u00e9e et de la durabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L.R.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face \u00e0 une population appel\u00e9e \u00e0 atteindre les 65 millions d\u2019habitants dans les prochaines ann\u00e9es, l\u2019Alg\u00e9rie place la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au c\u0153ur de sa strat\u00e9gie nationale. 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