{"id":4288,"date":"2026-03-12T07:55:50","date_gmt":"2026-03-12T06:55:50","guid":{"rendered":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=4288"},"modified":"2026-03-12T07:55:52","modified_gmt":"2026-03-12T06:55:52","slug":"greffes-dorganes-1-600-operations-en-40-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=4288","title":{"rendered":"Greffes d\u2019organes\u00a0: 1 600 op\u00e9rations en 40 ans"},"content":{"rendered":"\n<p>Le domaine de la transplantation d\u2019organes en Alg\u00e9rie a connu des avanc\u00e9es notables au cours des quatre derni\u00e8res d\u00e9cennies. Malgr\u00e9 ces progr\u00e8s m\u00e9dicaux et techniques, ce secteur vital demeure confront\u00e9 \u00e0 un obstacle majeur : la raret\u00e9 des donneurs et l\u2019insuffisance de la culture du don d\u2019organes au sein de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ce qu\u2019a indiqu\u00e9, mercredi, le professeur Rachid Belhadj, directeur des activit\u00e9s m\u00e9dicales et pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique m\u00e9dicale au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Mustapha-Pacha d\u2019Alger. Intervenant dans l\u2019\u00e9mission radiophonique \u00ab L\u2019Invit\u00e9 du matin \u00bb de la Cha\u00eene I de la Radio alg\u00e9rienne, il a pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019Alg\u00e9rie a r\u00e9alis\u00e9 environ 1 600 transplantations d\u2019organes depuis 1986.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon lui, les trois derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par une progression notable, notamment au niveau de l\u2019unit\u00e9 de transplantation d\u2019organes du Centre hospitalo-universitaire de Batna. Cet \u00e9tablissement aurait r\u00e9alis\u00e9 pr\u00e8s de 60 % des greffes de rein enregistr\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, un niveau d\u2019activit\u00e9 jug\u00e9 encourageant au regard des performances observ\u00e9es dans certains pays du Maghreb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les d\u00e9buts de la transplantation en Alg\u00e9rie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le professeur Belhadj a rappel\u00e9 que les premi\u00e8res exp\u00e9riences de transplantation en Alg\u00e9rie remontent \u00e0 1977, avec la r\u00e9alisation de la premi\u00e8re greffe de corn\u00e9e au CHU Mustapha-Pacha. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1986, les \u00e9quipes m\u00e9dicales ont effectu\u00e9 la premi\u00e8re greffe de rein, ouvrant ainsi la voie au d\u00e9veloppement progressif de cette discipline m\u00e9dicale dans le pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis, les h\u00f4pitaux universitaires ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l\u2019essor de ces pratiques, parall\u00e8lement aux progr\u00e8s de la m\u00e9decine moderne et des techniques chirurgicales. La transplantation d\u2019organes demeure toutefois une proc\u00e9dure complexe qui n\u00e9cessite des technologies avanc\u00e9es, une coordination \u00e9troite entre plusieurs sp\u00e9cialit\u00e9s m\u00e9dicales et un haut niveau de formation du personnel soignant.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La p\u00e9nurie de donneurs, principal frein<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 les comp\u00e9tences m\u00e9dicales et les infrastructures existantes, le sp\u00e9cialiste estime que le principal d\u00e9fi n\u2019est pas d\u2019ordre technique, mais r\u00e9side dans le manque de donneurs d\u2019organes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne, explique-t-il, de nombreuses familles restent attach\u00e9es au respect de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du corps apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s. Par ailleurs, la l\u00e9gislation en vigueur impose l\u2019accord pr\u00e9alable de la famille du d\u00e9funt pour autoriser le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019organes, ce qui peut constituer un frein suppl\u00e9mentaire au d\u00e9veloppement de la transplantation.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette situation est d\u2019autant plus pr\u00e9occupante que pr\u00e8s de 32 000 patients attendraient actuellement une greffe en Alg\u00e9rie, en particulier pour les reins, le foie et la corn\u00e9e. Parmi eux figurent \u00e9galement des enfants n\u00e9cessitant des interventions urgentes pour esp\u00e9rer survivre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une op\u00e9ration simple mais encore peu r\u00e9pandue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le professeur Belhadj souligne que la greffe de corn\u00e9e est l\u2019une des interventions les plus simples et les plus efficaces dans le domaine de la transplantation. Elle permet de restaurer la vue de nombreux patients atteints de pathologies oculaires graves.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, malgr\u00e9 son taux de r\u00e9ussite \u00e9lev\u00e9, le nombre de dons reste limit\u00e9. Cette r\u00e9ticence persiste en d\u00e9pit de l\u2019existence de fatwas religieuses autorisant et encourageant le don d\u2019organes, consid\u00e9r\u00e9 comme un acte de solidarit\u00e9 et de sauvetage de vies humaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon lui, lorsque des dons ont lieu, ils se font le plus souvent au sein du cercle familial, tandis que les dons destin\u00e9s \u00e0 des personnes non apparent\u00e9es suscitent encore des r\u00e9serves au sein de la population.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sensibiliser la soci\u00e9t\u00e9 au don d\u2019organes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ce constat, le sp\u00e9cialiste appelle \u00e0 renforcer les campagnes de sensibilisation et d\u2019information sur l\u2019importance du don d\u2019organes. Il estime que les mosqu\u00e9es, les \u00e9tablissements scolaires et les m\u00e9dias peuvent jouer un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la diffusion de cette culture de solidarit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif est de promouvoir une meilleure compr\u00e9hension des enjeux m\u00e9dicaux et humanitaires li\u00e9s \u00e0 la transplantation et d\u2019encourager les citoyens \u00e0 participer \u00e0 cet effort collectif pour sauver des vies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vers une modernisation du cadre juridique et administratif<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le professeur Belhadj rappelle \u00e9galement que la l\u00e9gislation sanitaire alg\u00e9rienne impose la confirmation de l\u2019\u00e9tat de mort c\u00e9r\u00e9brale avant toute op\u00e9ration de pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019organes. Cette proc\u00e9dure vise \u00e0 garantir le respect des principes \u00e9thiques et m\u00e9dicaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il estime toutefois que le d\u00e9veloppement du secteur n\u00e9cessite une modernisation du cadre r\u00e9glementaire, notamment \u00e0 travers la num\u00e9risation des proc\u00e9dures administratives et l\u2019actualisation des textes juridiques r\u00e9gissant la transplantation d\u2019organes. Ces mesures pourraient contribuer \u00e0 simplifier les d\u00e9marches et \u00e0 am\u00e9liorer la transparence du syst\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Renforcer la confiance pour lutter contre le trafic d\u2019organes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Concernant la transplantation de corn\u00e9es, l\u2019expert souligne que le pr\u00e9l\u00e8vement sur des personnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es pourrait r\u00e9duire consid\u00e9rablement la d\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie aux importations de corn\u00e9es provenant de l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour y parvenir, il insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions m\u00e9dicales et d\u2019offrir toutes les garanties juridiques n\u00e9cessaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le professeur Belhadj affirme que le d\u00e9veloppement d\u2019une v\u00e9ritable culture du don d\u2019organes constitue \u00e9galement un moyen efficace de lutter contre le trafic ill\u00e9gal d\u2019organes, en instaurant un syst\u00e8me transparent et solidaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon lui, la promotion de valeurs d\u2019entraide et d\u2019humanisme demeure la cl\u00e9 pour faire progresser durablement ce domaine m\u00e9dical strat\u00e9gique en Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>L.R.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le domaine de la transplantation d\u2019organes en Alg\u00e9rie a connu des avanc\u00e9es notables au cours des quatre derni\u00e8res d\u00e9cennies. 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