{"id":4618,"date":"2026-05-17T07:55:47","date_gmt":"2026-05-17T06:55:47","guid":{"rendered":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=4618"},"modified":"2026-05-17T07:55:49","modified_gmt":"2026-05-17T06:55:49","slug":"le-barrage-de-beni-haroun-franchit-le-cap-des-860-millions-de-m%c2%b3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=4618","title":{"rendered":"Le barrage de Beni Haroun franchit le cap des 860 millions de m\u00b3"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Alors que les d\u00e9r\u00e8glements climatiques accentuent le stress hydrique mondial, l\u2019Alg\u00e9rie affiche une r\u00e9silience remarquable gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00e9cipitations exceptionnelles qui ont port\u00e9 le taux national de remplissage des barrages \u00e0 pr\u00e8s de 60 %. Au c\u0153ur de cette renaissance bleue, le barrage g\u00e9ant de Beni Haroun franchit le seuil historique des 860 millions de m\u00e8tres cubes stock\u00e9s, s&rsquo;imposant comme la vitrine d&rsquo;une dynamique hydraulique nationale retrouv\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Face aux disparit\u00e9s g\u00e9ographiques persistantes, l&rsquo;\u00c9tat d\u00e9ploie une strat\u00e9gie d&rsquo;envergure nationale m\u00ealant interconnexions des r\u00e9seaux et diversification des ressources. En pla\u00e7ant la s\u00e9curit\u00e9 hydrique au m\u00eame rang que les urgences alimentaire et \u00e9nerg\u00e9tique, les pouvoirs publics op\u00e8rent un virage historique o\u00f9 les m\u00e9gaprojets de dessalement et d\u2019\u00e9conomie circulaire dessinent les contours d\u2019une v\u00e9ritable souverainet\u00e9 de l&rsquo;or bleu.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Alg\u00e9rie franchit une \u00e9tape cruciale dans sa qu\u00eate de s\u00e9curit\u00e9 hydrique. \u00c0 la faveur d\u2019une pluviosit\u00e9 particuli\u00e8rement g\u00e9n\u00e9reuse cette ann\u00e9e, les r\u00e9serves hydriques nationales affichent une sant\u00e9 retrouv\u00e9e, contrastant de mani\u00e8re saisissante avec les affres du stress hydrique impos\u00e9 par les d\u00e9r\u00e8glements climatiques globaux. Au c\u0153ur de cette embellie, le barrage de Beni Haroun, v\u00e9ritable g\u00e9ant des infrastructures hydrauliques du pays, s\u2019impose comme le symbole de cette renaissance bleue en voyant son volume de stockage franchir le seuil impressionnant des 860 millions de m\u00e8tres cubes, atteignant ainsi un taux de remplissage maximal de 100 %.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce tableau pastoral, fortifi\u00e9 par une vingtaine d&rsquo;autres infrastructures \u00e0 travers le territoire national ayant fait le plein de leurs capacit\u00e9s, s&rsquo;inscrit n\u00e9anmoins dans une r\u00e9alit\u00e9 plus complexe. Entre exc\u00e9dents locaux, disparit\u00e9s r\u00e9gionales et une vision prospective ax\u00e9e sur la diversification des ressources, l&rsquo;Alg\u00e9rie d\u00e9ploie une strat\u00e9gie d&rsquo;envergure. Le gouvernement \u00e9rige d\u00e9sormais la gestion de l&rsquo;or bleu au m\u00eame rang de priorit\u00e9 nationale que les s\u00e9curit\u00e9s alimentaire et \u00e9nerg\u00e9tique, articulant son action autour de la modernisation de ses r\u00e9seaux, de l&rsquo;interconnexion des ouvrages et du recours massif aux technologies alternatives.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une dynamique de remplissage contrast\u00e9e mais prometteuse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Invit\u00e9e r\u00e9cente des ondes de la Cha\u00eene 3 de la Radio alg\u00e9rienne, la direction g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT), par la voix de son premier responsable Abdelatif Azira, a dress\u00e9 un bilan optimiste mais rigoureux de la situation hydrique du pays. Actuellement, le taux national de remplissage des barrages oscille dans une fourchette rassurante comprise entre 55 % et 59 %, ce qui repr\u00e9sente une masse d&rsquo;eau stock\u00e9e de 4,6 milliards de m\u00e8tres cubes. Cette moyenne globale, d\u00e9j\u00e0 substantielle par rapport aux niveaux critiques enregistr\u00e9s au cours des hivers pr\u00e9c\u00e9dents o\u00f9 les indicateurs flirtaient avec les 50 %, est appel\u00e9e \u00e0 progresser de mani\u00e8re significative au cours des prochaines semaines sous l&rsquo;effet des nouveaux apports et des ruissellements attendus.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette dynamique d&rsquo;accumulation cache cependant des r\u00e9alit\u00e9s g\u00e9ographiques disparates. Si le fleuron de Mila, Beni Haroun, d\u00e9borde de vitalit\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s des barrages de Tichy-Haf \u00e0 B\u00e9ja\u00efa, de Bouhanifia \u00e0 Mascara, ainsi que des ouvrages n\u00e9vralgiques de Relizane et de Tiaret, tous satur\u00e9s \u00e0 100 %, la situation demeure pr\u00e9caire dans d&rsquo;autres contr\u00e9es. Une quinzaine de barrages, localis\u00e9s principalement dans les wilayas de Batna, Bordj Bou Arr\u00e9ridj et Tlemcen, accusent un d\u00e9ficit persistant avec des taux de remplissage qui peinent \u00e0 franchir la barre des 30 %. Pour pallier ces d\u00e9s\u00e9quilibres de la nature, l\u2019ANBT s&rsquo;appuie sur le syst\u00e8me d\u2019interconnexion des r\u00e9seaux, un dispositif technique sophistiqu\u00e9 mis en \u0153uvre par le secteur de l\u2019hydraulique pour transf\u00e9rer les volumes exc\u00e9dentaires vers les zones d\u00e9ficitaires et garantir, de fait, une distribution \u00e9quitable et continue de l\u2019eau potable \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du territoire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Expansion du r\u00e9seau et transition vers une \u00e9conomie circulaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour consolider ce patrimoine, l&rsquo;Alg\u00e9rie, qui exploite actuellement un parc de 82 barrages, se projette r\u00e9solument vers l&rsquo;avenir en \u00e9tendant ses capacit\u00e9s de stockage. Cinq nouvelles infrastructures d&rsquo;envergure se trouvent aujourd&rsquo;hui \u00e0 des stades d&rsquo;avancement particuli\u00e8rement m\u00fbrs. Le signal de cette expansion a d&rsquo;ailleurs \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 avec la mise en eau officielle du barrage d\u2019Oued Lazreg, situ\u00e9 dans la wilaya de Khenchela. Loin de s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 ces chantiers imminents, l\u2019ANBT a d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 vingt-huit \u00e9tudes d\u2019avant-projet d\u00e9taill\u00e9 pour la construction future de nouveaux barrages r\u00e9partis strat\u00e9giquement entre les r\u00e9gions Ouest, Centre et Est du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la simple \u00e9dification de barages en b\u00e9ton, la gouvernance de l&rsquo;eau int\u00e8gre une dimension environnementale et \u00e9conomique nouvelle. Le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019envasement, qui ampute traditionnellement les capacit\u00e9s de stockage des ouvrages et constitue un v\u00e9ritable casse-t\u00eate pour les gestionnaires, fait l&rsquo;objet d&rsquo;un changement de paradigme. L&rsquo;agence de tutelle ambitionne de transformer cette contrainte technique en une opportunit\u00e9 \u00e9conomique viable, notamment par la valorisation des s\u00e9diments extraits. Parall\u00e8lement \u00e0 ces enjeux industriels, la pr\u00e9servation des vies humaines reste au centre des pr\u00e9occupations, illustr\u00e9e par le d\u00e9ploiement imm\u00e9diat de campagnes de sensibilisation d\u2019envergure visant \u00e0 pr\u00e9venir les risques de noyade au sein de ces retenues d&rsquo;eau artificielles, qui se multiplient \u00e0 l&rsquo;approche de la saison estivale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le mix hydrique comme rempart contre le stress climatique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Situ\u00e9e au c\u0153ur d&rsquo;une zone g\u00e9ographique soumise \u00e0 une aridit\u00e9 structurelle que les changements climatiques ne font qu&rsquo;accentuer, l&rsquo;Alg\u00e9rie a compris que la seule d\u00e9pendance aux eaux de surface ne saurait garantir sa p\u00e9rennit\u00e9. Pour b\u00e2tir une souverainet\u00e9 hydrique in\u00e9branlable et r\u00e9pondre aux besoins d&rsquo;une population dont le taux de raccordement aux r\u00e9seaux d&rsquo;eau potable atteint le niveau remarquable de 98 %, l&rsquo;\u00c9tat a op\u00e9r\u00e9 un virage strat\u00e9gique majeur vers la diversification des modes d&rsquo;approvisionnement. Cette politique repose sur une articulation fine entre les eaux superficielles, l&rsquo;exploitation raisonn\u00e9e des nappes souterraines, le dessalement intensif de l&rsquo;eau de mer et le traitement des eaux us\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dessalement de l&rsquo;eau de mer s\u2019impose d\u00e9sormais comme la cl\u00e9 de vo\u00fbte de cette \u00e9mancipation climatique. Avec un parc industriel solide de 24 stations op\u00e9rationnelles, renforc\u00e9 par la mise en service r\u00e9cente de cinq m\u00e9gastructures, la production nationale de ce secteur atteint le volume quotidien de 3,7 millions de m\u00e8tres cubes. L&rsquo;objectif ultime des autorit\u00e9s publiques est clair : couvrir 62 % des besoins nationaux en eau potable gr\u00e2ce au dessalement \u00e0 l&rsquo;horizon 2030, lib\u00e9rant ainsi les eaux de barrage pour d&rsquo;autres usages vitaux.<\/p>\n\n\n\n<p>En parfaite synergie, le segment du traitement des eaux us\u00e9es b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une impulsion budg\u00e9taire historique. La loi de finances consacre des enveloppes substantielles au d\u00e9veloppement du traitement tertiaire, permettant de purifier les eaux \u00e9pur\u00e9es pour les destiner prioritairement \u00e0 l&rsquo;irrigation agricole. Des projets structurants voient le jour \u00e0 travers le pays, \u00e0 l&rsquo;instar de la nouvelle station de Tindouf, affirmant la volont\u00e9 de l&rsquo;Alg\u00e9rie de transformer chaque goutte d&rsquo;eau disponible en un levier de d\u00e9veloppement durable et de justice sociale interr\u00e9gionale.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la pr\u00e9servation de chaque goutte d\u2019eau devient un imp\u00e9ratif de s\u00e9curit\u00e9 nationale, l&rsquo;Alg\u00e9rie prouve qu&rsquo;elle sait transformer ses d\u00e9fis climatiques en leviers de d\u00e9veloppement. Le spectacle des d\u00e9versoirs de Beni Haroun et de la vingtaine de barrages satur\u00e9s \u00e0 100 % ne doit pas occulter la rigueur d&rsquo;une gestion \u00e0 long terme, mais plut\u00f4t fortifier la transition amorc\u00e9e vers un mix hydrique moderne. En unifiant le pays par des syst\u00e8mes de transfert d&rsquo;ing\u00e9nierie complexe et en \u00e9tendant son parc d&rsquo;infrastructures, l&rsquo;\u00c9tat garantit d\u00e9j\u00e0 un acc\u00e8s quasi universel \u00e0 l&rsquo;eau potable, jetant ainsi les bases d&rsquo;une \u00e9quit\u00e9 territoriale durable.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;avenir se jouera d\u00e9sormais dans la p\u00e9rennisation de ce mod\u00e8le, o\u00f9 le dessalement de l&rsquo;eau de mer et la r\u00e9utilisation des eaux \u00e9pur\u00e9es pour l&rsquo;agriculture viendront d\u00e9finitivement s\u00e9curiser les besoins des g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n\n\n\n<p>L.R.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que les d\u00e9r\u00e8glements climatiques accentuent le stress hydrique mondial, l\u2019Alg\u00e9rie affiche une r\u00e9silience remarquable gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00e9cipitations exceptionnelles qui ont port\u00e9 le taux national de remplissage des barrages \u00e0 pr\u00e8s de 60 %. 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