{"id":5363,"date":"2026-10-19T07:22:49","date_gmt":"2026-10-19T06:22:49","guid":{"rendered":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=5363"},"modified":"2026-10-19T07:22:51","modified_gmt":"2026-10-19T06:22:51","slug":"prix-assia-djebar-quand-lhistoire-constantinoise-decroche-la-plus-haute-distinction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/?p=5363","title":{"rendered":"Prix Assia Djebar\u00a0: Quand l&rsquo;Histoire constantinoise d\u00e9croche la plus haute distinction"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le paysage litt\u00e9raire national a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ses plus belles expressions lors de la c\u00e9r\u00e9monie officielle de remise du Grand Prix Assia Djebar, marqu\u00e9e par le triomphe \u00e9clatant de l\u2019essayiste et auteur constantinois Hosni Kitouni.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Couronn\u00e9 dans la cat\u00e9gorie de langue fran\u00e7aise pour son r\u00e9cit bouleversant \u201c Ce que la mort m\u2019a pris de toi \u201d, l\u2019\u00e9crivain confirme la vitalit\u00e9 intellectuelle de la ville des Ponts suspendus et s\u2019impose durablement comme une voix majeure de la cr\u00e9ation contemporaine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plac\u00e9e sous le haut patronage du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, M. Abdelmadjid Tebboune, cette 8e \u00e9dition pilot\u00e9e par l\u2019Entreprise nationale de communication, d\u2019\u00e9dition et de publicit\u00e9 (ANEP) a \u00e9galement mis \u00e0 l&rsquo;honneur Sarah Mohamed Maariche en langue arabe et Farida Sahoui en langue amazighe.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une atmosph\u00e8re empreinte d\u2019\u00e9motion et de solennit\u00e9, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement a rendu un hommage vibrant \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage d\u2019Assia Djebar tout en ancrant les lettres nationales au c\u0153ur des enjeux contemporains de m\u00e9moire et de transmission.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&rsquo;\u00e9cole constantinoise<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En s&rsquo;imposant dans la cat\u00e9gorie francophone avec son ouvrage paru aux \u00e9ditions Casbah, Hosni Kitouni porte haut les couleurs d\u2019une tradition litt\u00e9raire constantinoise d\u2019une richesse in\u00e9puisable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Reconnu pour sa rigueur historiographique et sa plume d\u2019une rare finesse, l\u2019auteur explore dans son livre les m\u00e9andres du souvenir, du deuil et de la qu\u00eate identitaire avec une pudeur poignante qui a su convaincre le jury.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce sacre vient r\u00e9compenser une d\u00e9marche artistique exigeante qui puise dans la profondeur de la m\u00e9moire collective pour \u00e9clairer le pr\u00e9sent avec beaucoup de justesse. Cette cons\u00e9cration met ainsi en lumi\u00e8re la force d&rsquo;une narration profond\u00e9ment enracin\u00e9e dans le terroir constantinois, tout en parvenant \u00e0 embrasser des th\u00e9matiques universelles qui touchent au plus profond de l&rsquo;\u00e2me humaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une c\u00e9r\u00e9monie solennelle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Organis\u00e9e sous le th\u00e8me f\u00e9d\u00e9rateur \u201c Dans la m\u00e9moire, les racines de demain \u201d, la c\u00e9r\u00e9monie s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e au Centre international de conf\u00e9rences (CIC) Abdelatif-Rahal \u00e0 Alger devant un parterre prestigieux de personnalit\u00e9s publiques, politiques et artistiques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;assembl\u00e9e a rassembl\u00e9 de hauts responsables, parmi lesquels le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, le pr\u00e9sident du Haut Conseil de la langue arabe, Salah Bela\u00efd, ainsi que le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Haut-commissariat \u00e0 l&rsquo;amazighit\u00e9, Si El Hachemi Assad.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9sence remarqu\u00e9e et \u00e9mouvante de l\u2019ancienne ministre, moudjahida et \u00e9crivaine Zhor Ounissi a conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 cette c\u00e9l\u00e9bration une dimension historique incontestable, soulignant le lien indissoluble entre les combats d&rsquo;hier et l&rsquo;\u00e9panouissement culturel d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Trois laur\u00e9ats, trois langues<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pluralit\u00e9 linguistique de l\u2019Alg\u00e9rie s&rsquo;est exprim\u00e9e dans toute sa splendeur \u00e0 travers un palmar\u00e8s \u00e9quilibr\u00e9 qui consacre la vitalit\u00e9 cr\u00e9ative du pays. Dans la cat\u00e9gorie du roman \u00e9crit en langue arabe, la romanci\u00e8re Sarah Mohamed Maariche s&rsquo;est vu d\u00e9cerner la haute distinction pour son \u0153uvre \u201c Er\u2019rafraf \u201d, sous-titr\u00e9e chronique de la l\u00e9gende de la montagne et publi\u00e9e aux \u00e9ditions Nemoris.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019expression en langue amazighe, les suffrages se sont port\u00e9s sur Farida Sahoui pour son roman \u201c Aggus \u201d, qui signifie \u201c La ceinture \u201d, paru chez Talsa. Ces distinctions crois\u00e9es illustrent parfaitement l&rsquo;\u00e9mulation artistique qui insuffle une dynamique remarquable \u00e0 l&rsquo;ensemble des champs linguistiques nationaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jury et troph\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9licat travail de s\u00e9lection a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 \u00e0 bien par un jury pluridisciplinaire d\u2019exception compos\u00e9 de dix personnalit\u00e9s reconnues du monde universitaire, de la critique litt\u00e9raire, de la traduction et de la sociologie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plac\u00e9 sous la pr\u00e9sidence de Hakim Miloud, ce comit\u00e9 regroupait des figures \u00e9minentes telles que Ma\u00efssa Bey, Mustapha Madi, Hamid Bouhabib, Cherif Meribai, Meriem Guemache, Le\u00efla Hamout\u00e8ne, Ahcene Mariche, Koussa\u00efla Alik et Idir Belali.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette 8e \u00e9dition a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la pr\u00e9sentation officielle du nouveau troph\u00e9e du Grand Prix Assia Djebar, une cr\u00e9ation artistique p\u00e9renne qui sera d\u00e9sormais d\u00e9cern\u00e9e lors des futures \u00e9ditions pour perp\u00e9tuer la m\u00e9moire de l&rsquo;acad\u00e9micienne disparue en 2015.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>H\u00e9ritage et avenir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Institu\u00e9 il y a plus d&rsquo;une d\u00e9cennie, le Grand Prix Assia Djebar s&rsquo;impose d\u00e9sormais comme le barom\u00e8tre incontournable de la cr\u00e9ation romanesque en Alg\u00e9rie. En c\u00e9l\u00e9brant l&rsquo;\u0153uvre monumentale d&rsquo;une femme de lettres qui fut une figure de proue de la francophonie et de l&rsquo;arabit\u00e9, cette distinction continue de stimuler l&rsquo;\u00e9mulation litt\u00e9raire et d&rsquo;offrir une vitrine d&rsquo;excellence aux auteurs de talent.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En couronnant la voix singuli\u00e8re de Hosni Kitouni et de ses cons\u0153urs laur\u00e9ates, cette \u00e9dition confirme avec \u00e9clat que la litt\u00e9rature demeure le gardien vigilant de la m\u00e9moire et le terreau le plus fertile sur lequel s\u2019\u00e9difient les promesses de l&rsquo;avenir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M.S<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le paysage litt\u00e9raire national a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ses plus belles expressions lors de la c\u00e9r\u00e9monie officielle de remise du Grand Prix Assia Djebar, marqu\u00e9e par le triomphe \u00e9clatant de l\u2019essayiste et auteur constantinois Hosni Kitouni.&nbsp; Couronn\u00e9 dans la cat\u00e9gorie de langue fran\u00e7aise pour son r\u00e9cit bouleversant \u201c Ce que la mort m\u2019a pris de toi \u201d, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5364,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-5363","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-culture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5363","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5363"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5363\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5365,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5363\/revisions\/5365"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5364"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5363"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5363"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lequotidien-deconstantine.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5363"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}