Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce dimanche à Alger les membres du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, un organisme consultatif rassemblant une élite de compétences algériennes reconnues à l’échelle internationale dans plusieurs domaines stratégiques.
Une audience de haut niveau
La rencontre s’est déroulée en présence de Brahim Mourad, ministre d’État chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des collectivités locales, ainsi que du général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire.
Étaient également présents les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Santé, de l’Industrie pharmaceutique, ainsi que de l’Économie de la connaissance, des Start up et des Micro entreprises. Le conseiller auprès du président de la République chargé de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle et de la Culture, Nasreddine Ben Taïfour, a pris part à la rencontre, de même que le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib.
Vingt-sept profils d’excellence
Le Haut Conseil réunit des personnalités scientifiques algériennes établies à travers le monde, actives dans des disciplines aussi variées que le génie biomédical, la science des matériaux, l’intelligence artificielle, la médecine, l’informatique ou encore les sciences de l’environnement. Parmi ses membres figurent notamment Elias Zerhouni, Kamal Youcef Toumi, Belgacem Haba, Karim Zaghib, Mohamed Lachemi, Lydia Bourouiba, Yasmine Belkaid, Mohammed Bennamoun, Boualem Benatallah ou encore Abdelhak Zoubir, aux côtés d’une vingtaine d’autres experts couvrant un large éventail de secteurs vitaux pour le développement national.
Une feuille de route soumise au chef de l’État
À l’issue de sa première réunion de travail, tenue à l’hôtel El Aurassi, le Conseil a présenté, en concertation avec les ministères concernés, une feuille de route au président de la République, en prélude à son installation officielle. Un bilan d’évaluation sera établi dans un délai d’un an afin de mesurer les premiers résultats obtenus.
Une stratégie articulée autour de deux axes
La démarche du Conseil repose sur deux orientations principales. La première consiste à analyser les réalités scientifiques, économiques et institutionnelles du pays afin de co-construire, en partenariat avec les compétences locales, des programmes ciblés et adaptés aux secteurs jugés prioritaires, à l’image de la sécurité alimentaire.
La seconde orientation vise à mobiliser les milliers d’experts et de scientifiques algériens établis en Europe, en Amérique et en Asie, dans la perspective de constituer un vaste réseau d’expertise à dimension internationale.
Un engagement bénévole au service du pays
Fonctionnant sur la base d’un engagement entièrement bénévole et non rémunéré, le Conseil entend se positionner comme une structure souple et complémentaire aux institutions existantes. Son ambition est d’apporter un éclairage stratégique et d’élargir la base de connaissances du pays, sans jamais se substituer aux visions et aux décisions portées par les instances nationales.
L.R.



