8.7 C
Constantine
mercredi 11 mars 2026

Le Brent plonge de 15% : Volatilité extrême

Must read

Les cours du pétrole ont enregistré mardi l’une des baisses les plus spectaculaires de ces dernières années, effaçant en partie les gains obtenus au cours de la flambée récente qui avait porté le Brent à 119 $ le baril. Le baril de Brent de la mer du Nord a chuté de 15,03 %, s’établissant à 84,09 $, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a perdu 15,46%, tombant à 80,12 $. Cette correction brutale survient après plusieurs séances de forte volatilité, marquées par la crainte d’une interruption majeure des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient.

Les analystes soulignent que cette chute du Brent reflète à la fois un mouvement technique de prise de bénéfices sur les marchés et l’impact direct des déclarations politiques récentes. Alors que l’Iran menaçait mardi de répliquer « œil pour œil, dent pour dent » à toute attaque contre ses infrastructures et de suspendre l’exportation de pétrole « jusqu’à nouvel ordre », les investisseurs ont été rassurés par le discours optimiste de Donald Trump la veille, affirmant que la guerre avec l’Iran était «quasiment» terminée. Cette combinaison de tensions géopolitiques et de signaux de détente a provoqué un reflux brutal des prix.

La baisse du Brent contraste avec l’orientation des prix du pétrole russe. Le pétrole de l’Oural, référence pour le brut russe, a bondi d’environ 60 % pour atteindre 90 $ le baril, offrant à Moscou des recettes budgétaires bien supérieures aux attentes. Antonio Costa, président du Conseil européen, a résumé la situation en déclarant devant les ambassadeurs de l’UE que «?jusqu’à présent, il n’y a qu’un seul gagnant dans cette guerre : la Russie ».

Selon le rapport mensuel sur les perspectives énergétiques à court terme publié mardi par l’Administration de l’information sur l’énergie (EIA) des États-Unis, le Brent devrait rester au-dessus de 95?$ le baril au cours des deux prochains mois, en raison de la persistance des tensions au Moyen-Orient. Toutefois, l’EIA prévoit un retour progressif à un marché plus équilibré : les prix à terme devraient retomber sous les 80 $ au troisième trimestre 2026, pour atteindre environ 70 $ d’ici la fin de l’année. Cette projection repose sur l’hypothèse d’une reprise progressive du transit maritime par le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour un cinquième de la production pétrolière mondiale, dont la fermeture temporaire provoquerait une contraction immédiate mais limitée de l’offre régionale.

La chute spectaculaire du Brent illustre la forte sensibilité des marchés pétroliers aux événements géopolitiques, où chaque déclaration politique, menace ou signe de détente peut provoquer des mouvements de prix violents. Elle souligne également la fragilité des équilibres mondiaux de l’énergie, dans un contexte où la sécurité des infrastructures et la stabilité des flux commerciaux demeurent des facteurs déterminants pour la formation des prix.

S.B.

- Advertisement -spot_img

More articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -spot_img

Latest article