L’interdiction d’introduire des téléphones portables et tout autre moyen de communication électronique dans les centres d’examen constitue une mesure fondamentale qui ne saurait faire l’objet d’aucune tolérance. Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, a tapé du poing sur la table en rappelant que cette directive inflexible s’applique aussi bien aux candidats qu’à l’ensemble des encadreurs et des personnels en fonction. Au cœur du dispositif de cette session 2026, l’arsenal juridique de lutte contre la triche et la fuite de sujets sur les réseaux sociaux est déployé pour sanctuariser la valeur des diplômes. L’objectif affiché par l’État est limpide : protéger l’effort des élèves et garantir une égalité des chances absolue entre tous les postulants.
Une cellule de crise virtuelle pour les chefs de centres
Pour verrouiller les derniers détails de cette organisation, le premier responsable du secteur a présidé ce mercredi une conférence nationale par visioconférence. Ce sommet virtuel a connecté l’administration centrale avec l’ensemble des chefs de centres d’examen à travers toutes les wilayas du pays. Placé sous la supervision des directeurs de l’éducation, l’événement a réuni l’état-major éducatif, incluant le secrétaire général de l’Office national des examens et concours (ONEC) ainsi que le directeur de l’Office national de l’enseignement et de la formation à distance (ONEFD). Mohammed Seghir Sadaoui a rappelé à ses troupes la lourde responsabilité qui leur incombe, qualifiant les chefs de centres de maillon essentiel dans la réussite de cette échéance aux dimensions à la fois pédagogiques, sociales et hautement politiques.
Climatisation et eau fraîche pour contrer le stress
Au-delà du volet sécuritaire, le confort des candidats est érigé en priorité absolue pour cette session de juin. Les gestionnaires des centres ont reçu l’ordre strict de passer au crible l’ensemble des infrastructures matérielles. Les instructions ministérielles exigent une vérification minutieuse des systèmes de climatisation, la sécurisation des réseaux d’alimentation électrique, une propreté irréprochable des locaux ainsi qu’une disponibilité permanente d’eau potable. Les équipes sur le terrain doivent hisser le niveau de performance et de discipline pour offrir un accueil chaleureux, une orientation fluide et un accompagnement psychopédagogique de qualité supérieure, capable d’atténuer l’anxiété légitime des lycéens.
L’élan de solidarité des auberges de jeunesse
Cet effort logistique dépasse les frontières du seul ministère de l’Éducation pour devenir une grande cause nationale. Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministère de la Jeunesse a annoncé la réquisition totale des maisons et auberges de jeunes sur l’ensemble du territoire national. Ces structures publiques ouvrent grand leurs portes aux candidats pendant toute la période des épreuves, notamment lors des intervalles entre les examens. Transformés en havres de sérénité, ces espaces proposent des zones de révision calmes, des lieux de repos adaptés et un encadrement psychologique gratuit. Cette synergie gouvernementale illustre une complémentarité institutionnelle totale pour transformer ce marathon scolaire en une réussite collective mémorable.
L.R.



