Deux ans après son triomphe à l’Euro, l’Espagne a gravi la dernière marche de la gloire internationale en s’adjugeant la deuxième Coupe du monde de son histoire. Au terme d’une finale irrespirable disputée dimanche dans la banlieue de New York, la Roja a fini par faire plier l’Argentine un à zéro après prolongations, succédant ainsi au palmarès à sa victime du jour.
Ce choc des titans a longtemps ressemblé à un duel à distance entre l’armada offensive espagnole et un homme : Emiliano « Dibu » Martinez. Le portier argentin, fidèle à sa réputation de rempart infranchissable dans les grands rendez-vous, a multiplié les parades miraculeuses, écœurant les attaquants de la Roja pendant le temps réglementaire. Mais à force de subir, l’Albiceleste a fini par rompre. C’est durant les prolongations que l’Espagne a trouvé la faille, délivrant tout un peuple et évitant la loterie toujours dangereuse des tirs au but.
En enchaînant un titre européen et une couronne mondiale en l’espace de deux ans, cette génération espagnole s’inscrit définitivement dans la lignée de ses glorieux aînés de la période allant de 2008 à 2012. Pour l’Argentine, championne du monde en titre, c’est la fin d’un règne et d’un cycle doré, l’équipe ayant lutté jusqu’au bout de ses forces avant de céder son trône. Seize ans après le sacre historique de 2010 en Afrique du Sud, l’Espagne brode une deuxième étoile bien méritée sur son maillot et s’affirme plus que jamais comme la nation forte du football mondial.



