À 92 ans, Abdelkader Ben Guella prouve que la valeur n’attend pas le nombre des années, mais qu’elle sait remarquablement bien leur survivre. Sur les pistes de Daegu, en Corée du Sud, le doyen du sprint algérien a éclaboussé les Championnats du monde des masters de toute sa classe. Aligné dans la catégorie M90, le vétéran a arraché la médaille d’argent sur le 100 mètres en bouclant sa ligne droite dans un chrono étourdissant de 18’’99, signant là un véritable chef-d’œuvre de longévité.
L’éternel espoir du sprint national
Guidé dans cette aventure asiatique par son entraîneur Mohamed Hussein, l’infatigable athlète rappelle avec éclat que la passion du sport ignore les outrages du temps. Une telle conquête internationale à un âge aussi avancé ne doit rien à la chance. Elle vient récompenser un labeur rigoureux, une discipline de fer entretenue au quotidien et une foi inébranlable en ses capacités.
Un modèle de persévérance à transmettre
Au-delà du métal précieux rapporté du pays du Matin calme, la performance d’Abdelkader Ben Guella résonne comme une véritable leçon de vie destinée aux jeunes générations. Sa démarche force l’admiration et suscite un respect unanime, à l’image des félicitations chaleureuses qui lui ont été adressées par le ministère des Sports. Bien décidé à ne pas raccrocher ses pointes, le sprinter nonagénaire entend poursuivre sa course contre le temps et continuer d’écrire, foulée après foulée, la légende du sport algérien.



