Le secteur de la formation professionnelle en Algérie franchit un nouveau cap avec le déploiement massif du programme « Sanâa ». Lors d’une récente tournée d’inspection sur le terrain dans plusieurs centres et instituts de la wilaya d’Alger, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a mis en lumière la portée stratégique de cette initiative. Ce dispositif ambitieux est conçu pour doter la jeunesse des compétences techniques et des connaissances fondamentales indispensables dans diverses spécialités professionnelles, ouvrant ainsi la voie à une insertion socio-économique réussie.
Le cœur de cette stratégie repose sur un volume horaire de 90 heures de formation par stagiaire. Selon les précisions ministérielles, ce cursus intensif permet aux bénéficiaires d’acquérir des compétences initiales solides, constituant un tremplin idéal soit pour intégrer directement le marché du travail, soit pour concrétiser des projets entrepreneuriaux futurs. Durant ses visites, la ministre a personnellement veillé aux conditions d’accueil des apprenants et s’est assurée de la disponibilité des moyens pédagogiques mobilisés pour garantir le succès de l’opération. Elle a également assisté aux cours théoriques et pratiques, engageant un dialogue direct avec les stagiaires et les encadrants.
Face au dévouement des équipes sur place, Nassima Arhab a salué les efforts soutenus des formateurs et des administrateurs. Elle a insisté sur l’obligation absolue de maintenir un environnement pédagogique et organisationnel optimal afin d’offrir un enseignement de haute qualité, capable de répondre aux aspirations des jeunes tout en ancrant durablement la culture du travail au sein de la société.
L’engouement citoyen pour ce programme se traduit par des indicateurs chiffrés impressionnants à l’échelle nationale. Les registres font état d’une demande massive avec 173 800 inscriptions enregistrées. À l’issue des processus de sélection, 114 133 candidats ont été retenus et orientés vers plus de 600 centres et instituts de formation à travers le pays. Pour encadrer cette immense cohorte, l’État a mobilisé une armée de plus de 2000 formateurs et encadrants répartis sur l’ensemble des wilayas concernées, confirmant l’envergure nationale et le rôle moteur de cette initiative pour l’avenir de la jeunesse algérienne.
L.R.



