Le drame s’est noué à l’aube, ce jeudi 16 juillet 2026, au cœur du Centre d’accueil pour l’enfance assistée de Mohammadia, situé dans la banlieue est d’Alger. Alors que la ville tentait de respirer au milieu d’une vague de chaleur sans précédent, un incendie d’une violence inouïe a transformé ce havre de paix pour enfants vulnérables en un piège de flammes et de fumées toxiques. Le bilan provisoire est d’une tristesse absolue : onze vies brisées, parmi lesquelles dix enfants innocents et leur éducatrice dévouée de 52 ans, qui a partagé leur sort tragique en tentant de les protéger. Le pays tout entier s’est réveillé sous le choc, plongé dans une profonde émotion et un deuil national spontané face à cette immense perte.
Très vite, au-delà de la douleur, l’exigence de réponses s’est imposée pour comprendre comment une telle catastrophe a pu se produire et pourquoi ces jeunes victimes se sont retrouvées prises au piège. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a immédiatement déployé ses équipes spécialisées, associant experts médico-légaux et techniciens de la police scientifique pour scruter les décombres encore fumants de l’établissement. Dans un communiqué officiel publié dès le lendemain, ce vendredi 17 juin, les autorités policières ont apporté les premiers éléments de clarification sur l’origine du sinistre. Les investigations techniques ont localisé le point de départ du feu au premier étage du bâtiment, mettant en évidence la responsabilité d’un équipement du quotidien devenu défaillant sous la pression climatique.
Les conclusions initiales des experts révèlent que le drame a été déclenché par une étincelle électrique provenant d’un climatiseur de l’étage. Cet appareil, sollicité au maximum de ses capacités de manière ininterrompue, a fini par céder face aux conditions météorologiques extrêmes qui accablent l’Algérie depuis le début de la semaine. Le pays subit en effet une canicule exceptionnelle, avec des températures frôlant les 50°C dans les régions septentrionales, poussant les infrastructures et les réseaux électriques à leurs extrêmes limites. Tandis que les services de la Protection civile continuent de veiller sur la vingtaine de blessés, dont plusieurs se trouvent toujours dans un état critique, la DGSN poursuit ses investigations pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame qui laissera une empreinte indélébile dans la mémoire collective algérienne.



