Face à la récurrence de drames qui secouent régulièrement l’opinion publique, le pouvoir exécutif algérien décide de durcir radicalement sa réponse pénale. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a formellement tracé les contours d’une révision du Code pénal visant à réactiver l’application de la peine de mort. Bien que cette sanction figure toujours dans la législation nationale, l’exécution effective des condamnés faisait l’objet d’un moratoire strict depuis 1993. Désormais, le chef de l’État entend lever cette suspension pour deux catégories précises de crimes particulièrement graves.
Deux infractions ciblées par la rigueur de la loi
La présidence de la République a précisé, à l’issue du Conseil des ministres, la nature des faits visés par cette décision politique majeure. La peine capitale avec exécution effective sera réservée aux auteurs et commanditaires d’incendies criminels ayant entraîné la mort, ainsi qu’aux individus coupables de kidnapping ou de mutilation de mineurs. Le ministère de la Justice a reçu pour instruction de formaliser rapidement ces dispositions dans le texte de loi, afin de doter l’appareil judiciaire d’un outil d’intransigeance totale face à ces fléaux.
Une réponse ferme aux récents drames nationaux
Cette orientation stratégique découle directement d’une série d’événements tragiques survenus à travers le pays. L’Algérie a récemment été frappée par des incendies de forêt d’une violence inouïe, particulièrement dans la wilaya de Jijel où les flammes ont ravagé d’importantes surfaces de Ziama Mansouriah jusqu’à El Milia, coûtant la vie à plusieurs citoyens. En parallèle, l’émotion populaire est restée vive après la découverte tragique du corps brûlé et mutilé d’un enfant enlevé à la fin du mois d’août. Face au sentiment d’insécurité généré par la multiplication des actes pyromanes et la hausse des enlèvements d’enfants ces dernières années, cette réforme législative ambitionne de réinstaurer un pouvoir dissuasif maximal.



