Le bilan estival de la Protection civile témoigne d’une mobilisation intense sur le littoral national. Entre le 1er juin et le 31 août 2026, l’intervention rapide et le déploiement massif des équipes de secours ont permis de sauver la vie de 58.751 personnes menacées de noyade au niveau des plages autorisées. Au total, les éléments de secours ont effectué 82.093 interventions durant cette période, prodiguant des soins de première urgence à 19.537 estivants sur place et assurant l’évacuation de 3.697 blessés vers les différentes structures sanitaires.
Des noyades déplorées dans les zones interdites et hors surveillance
En dépit de ces milliers de vies sauvées, la saison a été endeuillée par la perte de 148 personnes par noyade sur les côtes. La grande majorité de ces drames s’est produite en dehors des zones sécurisées. En effet, 76 décès ont été recensés au niveau de plages strictement interdites à la baignade, tandis que 70 cas ont été enregistrés sur des plages surveillées, dont 38 survenus en dehors des horaires de garde des maîtres-nageurs. Concernant les accidents d’engins nautiques, le bilan fait état de 2 personnes décédées à Skikda et El-Tarf, alors que la réactivité des secours a permis de sauver 29 autres usagers à Tipasa, Alger, Annaba, Oran, El-Tarf et Jijel.
Un dispositif humain d’envergure face aux risques des plans d’eau intérieurs
Pour faire face à l’affluence massive des estivants et garantir la sécurité des baigneurs, la Direction générale de la Protection civile avait déployé un dispositif exceptionnel composé de 11.000 éléments. Cette force d’intervention intégrait des professionnels, des plongeurs spécialisés ainsi que des agents saisonniers. Parallèlement au littoral, les secours sont intervenus dans les terres où 62 personnes ont perdu la vie par noyade dans des réservoirs et réserves d’eau, tels que des bassins, mares, piscines, retenues collinaires, oueds et barrages, les victimes étant en majorité des enfants et des adolescents.
S.B.



