Le président américain Donald Trump a annoncé samedi la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores à l’issue d’une opération militaire menée par les États-Unis, sans autorisation du Congrès. Lors d’une conférence de presse en Floride, Trump a affirmé que les États-Unis allaient « gérer le pays jusqu’à ce qu’une transition sûre, appropriée et judicieuse puisse être mise en place ». Il a précisé que cette transition devait garantir que le nouveau leadership agirait dans l’intérêt du peuple vénézuélien et éviterait la répétition des problèmes des années précédentes.
Trump n’a pas détaillé la forme exacte du contrôle américain, mais a évoqué l’implication de grandes entreprises pétrolières américaines, prêtes à investir des milliards de dollars pour réhabiliter les infrastructures pétrolières et générer des revenus pour le pays. Il a également souligné que les forces américaines étaient prêtes à mener une seconde opération si nécessaire et n’exclut pas la présence de « boots on the ground ». Selon lui, le coût de cette occupation serait nul, les revenus pétroliers vénézuéliens couvrant largement les dépenses et générant également des remboursements pour les dommages subis par les États-Unis.
Trump a qualifié ces activités de « horribles et stupéfiantes »
Maduro, inculpé aux États-Unis pour narco-terrorisme, trafic de cocaïne et possession d’armes, avait déjà été visé par une première inculpation en 2020. L’administration américaine l’accuse, ainsi que son gouvernement, de corruption massive, de vente de passeports et de facilitation du trafic de centaines de tonnes de drogue vers les États-Unis, impliquant également des cartels mexicains. Trump a qualifié ces activités de « horribles et stupéfiantes » et a dénoncé la persistance de Maduro au pouvoir malgré la fin de son mandat officiel.
L’opération, planifiée depuis plus d’une semaine, a été retardée en raison des conditions météorologiques. Selon le président, l’action militaire a été rendue possible grâce à des informations de la CIA sur les mouvements de Maduro, permettant une capture qualifiée de « sans faille ». Trump a défendu l’opération face aux critiques démocrates, qualifiant ses détracteurs de « faibles » et « stupides », et affirmant qu’elle était « géniale » et justifiée pour protéger les Américains et la stabilité régionale.
Des législateurs démocrates ont dénoncé un acte « illégal et anticonstitutionnel »
L’intervention a suscité des réactions politiques contrastées. Des législateurs démocrates ont dénoncé un acte « illégal et anticonstitutionnel » et l’absence d’autorisation du Congrès, tandis que certains républicains ont défendu l’opération comme décisive et nécessaire. Le président a expliqué que le Congrès n’avait pas été préalablement informé en raison du risque de fuites et que seuls certains membres des commissions de renseignement avaient été notifiés après le début de l’opération.
Trump a évoqué Cuba comme un cas similaire, un « pays en faillite » dont le peuple souffre depuis des années, laissant entendre qu’une intervention américaine pourrait également être envisagée. Depuis plusieurs mois, son administration multiplie les pressions sur le Venezuela, notamment par des sanctions, des blocus de navires et des frappes militaires ciblées contre le trafic de drogue.
En résumé, l’annonce de la capture de Maduro et l’intention des États-Unis de gouverner temporairement le Venezuela représentent une intervention sans précédent dans la région, soulevant de nombreuses questions sur sa légalité, son impact sur la stabilité régionale et les réactions internationales, alors que l’avenir politique et économique du Venezuela demeure incertain.



