Les prix du pétrole sont restés proches de leurs niveaux élevés récents ce lundi, les marchés évaluant simultanément les risques de perturbation de l’offre iranienne et les perspectives de reprise des exportations vénézuéliennes.
Les contrats à terme sur le Brent ont légèrement progressé, tandis que le West Texas Intermediate est resté près de ses récents niveaux, reflétant un équilibre délicat entre les facteurs géopolitiques et ceux liés à l’offre et à la demande. D’une part, l’intensification des manifestations en Iran — l’un des principaux producteurs de l’OPEP — et la crainte de perturbations potentielles de ses exportations ont soutenu une prime de risque sur les cours. D’autre part, l’attention des investisseurs s’est déplacée vers le Venezuela, où des discussions sont en cours sur la reprise rapide des exportations de pétrole, y compris des plans visant à acheminer des millions de barils vers les marchés internationaux malgré les sanctions existantes. Cette perspective aide à limiter les hausses de prix potentielles en ajoutant un signal d’augmentation de l’offre.
Dans ce contexte global, certains analystes estiment que les prix pourraient rester volatils mais relativement contenus tant que la demande n’évolue pas significativement ou qu’aucune perturbation majeure de l’offre ne se matérialise. Les inquiétudes géopolitiques continueront toutefois de peser sur les marchés, même si elles ne se traduisent pas encore par une confrontation directe entre les pays producteurs.
S.B.



