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lundi 30 mars 2026

Zeroual, la force dans la crise

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L’analyste politique spécialisé en droit international, le Dr Ismail Khelfallah, a rendu un vibrant hommage à l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, décédé samedi, saluant une figure majeure dont le parcours restera gravé dans l’histoire de l’Algérie.

Invité ce dimanche de l’émission « Invité de l’internationale » sur les ondes de la radio algérienne internationale, il a souligné que Zeroual a dirigé le pays durant l’une des périodes les plus critiques de son histoire. Dans un contexte marqué par une profonde instabilité et un isolement international, il s’est illustré par des positions fermes, se dressant comme un rempart face aux menaces visant l’État algérien.

Selon lui, le défunt a incarné une pratique authentique de la gouvernance démocratique et a contribué à jeter les bases de la concorde civile, ouvrant la voie à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ce processus a permis d’éteindre une crise qui menaçait la cohésion sociale et de poser les fondements de la stabilité dont bénéficie aujourd’hui le pays. À ce titre, il est considéré comme un modèle, ayant inspiré d’autres expériences, notamment au Mali à travers ce qui est connu comme « l’Accord d’Alger ».

Revenant sur certaines décisions marquantes de son mandat, l’analyste a évoqué la fermeture des frontières avec le Maroc en 1994, à la suite des accusations liées aux attentats de Marrakech. Une décision qu’il qualifie de « souveraine, courageuse et lucide », prise dans un contexte de fortes tensions régionales.

Au-delà de l’héritage de Zeroual, le Dr Khelfallah a mis en avant la place qu’occupe aujourd’hui l’Algérie sur la scène internationale. Il souligne un intérêt croissant des grandes puissances occidentales, dans un contexte géopolitique marqué par les tensions énergétiques et les incertitudes autour de points stratégiques comme le détroit d’Ormuz.

L’Algérie s’impose comme un acteur énergétique clé

Dans ce cadre, l’Algérie s’impose comme un acteur énergétique clé, capable de répondre aux besoins européens, notamment en gaz naturel. Il cite à ce titre les accords récents conclus avec l’Italie, à l’occasion de la visite de la présidente du Conseil Giorgia Meloni, qui prévoient une augmentation significative des exportations.

L’intervenant insiste également sur la spécificité de la diplomatie algérienne, fondée sur l’équilibre et la diversification des partenariats. Loin de tout alignement, Alger privilégie une approche souveraine, basée sur les intérêts mutuels et le respect des États, sans s’inscrire dans une logique de blocs.

Enfin, abordant la question de la révision de l’accord d’association avec l’Union européenne signé en 2005, il rappelle que les autorités algériennes ont clairement affirmé que « l’Algérie de 2025 n’est plus celle de 2005 ». Une manière de souligner les transformations profondes du pays et la volonté de redéfinir ses relations économiques internationales, jugées jusqu’ici insuffisamment bénéfiques, notamment en matière de transfert de technologie et d’investissement.

L.R.

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