La short list des romans retenus pour la 8e édition du Grand Prix Assia-Djebar du roman a été dévoilée ce lundi à Alger par le jury de ce concours littéraire. La sélection comprend 9 romans dans les trois langues: 3 en langue arabe, 3 en tamazight et 3 autres en français, a indiqué le président du jury, le poète et universitaire Hakim Miloud, lors d’une rencontre au siège de la chaîne de télévision « AL 24 News ».
Il s’agit des romans « A’rach Ed’dem » de Hocine Laalam, « Er’rafraf » de Sarah Mohamed Maariche et « Aam Ar-rehma » de Khier Chouar (langue arabe), « D Asderfef » (Tâtonnement) de Chabha Ben Gana, « Tighri n Tudert » (Le cri de la vie) de Siham Harikenchikh et « Aggus » (La ceinture) de Farida Sahoui (langue amazighe) et « Partout le même ciel » de Hajar Bali, « Aménorrhée » de Sarah Haidar et « Ce que la mort m’a pris de toi » de Hosni Kitouni (langue française).
Dans Ce que la mort m’a pris de toi (éditions Casbah), Hosni Kitouni livre un récit au fer rouge : l’histoire d’une innocence brusquement foudroyée par le départ de son père, Abdelmalek, rejoint le maquis de Constantine pour ne plus jamais en revenir. À travers l’innocence d’un regard de sept ans — où le bonheur simple des jeux, des rentrées scolaires et d’une complicité fusionnelle vole en éclats —, l’auteur dévide le fil d’un drame brutal. De l’annonce foudroyante de la mort du père, tombé sous les balles d’une embuscade, au silence lourd du recueillement sur sa tombe au cimetière des martyrs, ce témoignage transcende le simple souvenir.
Comme l’écrit Amin Khan en quatrième de couverture, cette œuvre vibrante d’humanité et de pudeur télescope la grande Histoire et l’intime le plus nu, mettant à nu la tragédie méconnue et le coût dévastateur du joug colonial au cœur même des foyers algériens.
Les lauréats de la 8e édition du Grand Prix Assia-Djebar seront distingués lors d’une cérémonie officielle prévue le 8 octobre prochain à Alger.
M. Miloud a indiqué que les romans figurant sur la short liste « partagent des thématiques communes notamment la mémoire, l’histoire et les mutations sociales que connaît l’Algérie, avec un accent particulier sur le roman historique ».
La sélection, a-t-il ajouté, répond aux « critères littéraires et artistiques du Prix après un processus de lecture et d’évaluation rigoureux mené par les membres du jury », rappelant que le nombre total d’œuvres reçues à cette édition a atteint « 155 romans » dans les trois langues.



