La vieille ville de Constantine est aujourd’hui le théâtre d’un chantier de réhabilitation majeur porté par les pouvoirs publics, avec l’ambition de sauvegarder un patrimoine architectural pluriséculaire tout en modernisant les infrastructures et en améliorant le cadre de vie des riverains. Cette vaste opération s’inscrit en droite ligne des directives présidentielles visant à valoriser les grandes métropoles algériennes et à renforcer leur rayonnement historique, culturel et touristique. Dans le cadre de ce programme national dédié à la préservation de la médina, le wali de Constantine, M. Kamel Eddine Kerbouche, s’est rendu sur le terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de restauration entrepris au cœur du secteur sauvegardé. Cette visite de suivi a permis d’évaluer la première tranche du projet, laquelle englobe quatre sites prioritaires répartis sur huit ruelles emblématiques, notamment El Hadj Aïssa Ibrahim, Lahmer Amar, Manna Makhlouf, Assela Hocine, Benhocine Kamel, Sidi Lakhdar, Keddid Salah ainsi que l’artère Cheikh Ben Badis.
Des procédures accélérées pour étendre le ravalement à Souika
Au-delà de cette première phase opérationnelle, le chef de l’exécutif de la wilaya a passé en revue l’ensemble des procédures engagées en vue du lancement imminent du deuxième lot. Ce nouveau volet intègre le programme complet de ravalement et de réhabilitation des façades, ainsi que le projet d’envergure consacré à la restauration globale de la cité antique et à l’aménagement des voies et artères de Souika. Afin d’écarter tout risque de retard dans l’exécution de ces opérations patrimoniales, M. Kamel Eddine Kerbouche a adressé des consignes fermes aux services concernés pour accélérer la finalisation des démarches administratives et techniques préalables au démarrage effectif des nouveaux chantiers. Il a également insisté sur l’instauration d’une coordination institutionnelle rigoureuse et d’un contrôle de terrain continu, exigeant le respect scrupuleux des normes techniques et architecturales afin de préserver le cachet historique, la spécificité urbanistique et l’identité séculaire de la cité antique.
Une immersion citoyenne au contact des riverains
En marge des vérifications techniques, le wali a arpenté les dédales de la vieille ville à la rencontre des habitants, écoutant attentivement leurs préoccupations et leurs observations. Cette immersion au plus près des citoyens a mis en relief un réel sentiment de satisfaction quant à la qualité des aménagements déjà exécutés. Les riverains ont chaleureusement salué les améliorations concrètes apportées à leur environnement quotidien, tout en soulignant l’importance de maintenir ce rythme d’intervention pour redonner à la médina de Constantine son éclat et sa prééminence d’antan.
Un plan d’aménagement global déployé sur 83 hectares
Conçu par la direction de l’urbanisme, ce programme structurant s’articule autour de quatre axes fondamentaux comprenant la restauration des rues pavées, la réfection des trottoirs, la modernisation de l’éclairage public et la mise à niveau des bâtisses historiques. L’intervention couvre une superficie globale de 83 hectares et concerne directement 1 140 constructions anciennes, la Casbah occupant à elle seule 19 hectares, soit 22 % de la surface totale classée au patrimoine culturel. L’ambition des autorités locales consiste à préserver la valeur architecturale authentique de ce tissu urbain exceptionnel tout en adaptant ses structures internes aux exigences de la vie contemporaine. À travers cette métamorphose maîtrisée, Constantine entend transformer sa médina en un pôle touristique, économique et culturel de premier plan, conjuguant fidélité à la mémoire et ouverture sur la modernité afin d’assurer la transmission de l’identité du Vieux Rocher aux générations futures.
L.R.



