Vingt jours. C’est le délai fixé à la commission intersectorielle installée mercredi à Alger pour rendre son rapport et poser les bases d’une future loi encadrant la construction et l’habitat en zones forestières. Objectif affiché : protéger les populations exposées et réduire les risques d’incendies de forêt, a indiqué un communiqué du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire.
C’est le ministre du secteur, Mohamed Tarek Belaribi, qui a présidé l’installation officielle de cette structure. Sa feuille de route est claire : examiner et réviser le cadre législatif et réglementaire en vigueur, revoir les règles et normes techniques applicables à la construction dans les massifs forestiers et les zones limitrophes, puis élaborer un projet de loi régissant ce domaine.
Une commande présidentielle
La démarche répond directement aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, formulées lors de la réunion de travail du 30 août dernier. Cette rencontre était consacrée aux mesures à prendre face aux conséquences des incendies de forêt ayant frappé plusieurs wilayas de l’Est et du Centre du pays.
Douze départements ministériels autour de la table
La composition de la commission traduit l’ampleur du dossier. Y siègent les représentants des ministères de la Défense nationale, de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, de la Justice, des Finances, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, de l’Énergie et des Énergies renouvelables, des Travaux publics et des Infrastructures de base, de l’Hydraulique, ainsi que de l’Environnement et de la Qualité de la vie.
S’y ajoutent les organismes et établissements techniques relevant du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, ainsi que des représentants des écoles et universités nationales.
Vers un cadre juridique intégré
Au terme de ses travaux, la commission devra proposer un cadre juridique et réglementaire intégré, définissant précisément les conditions de construction et d’habitat dans ces zones sensibles, conclut le communiqué.
L.R.



