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mercredi 21 octobre 2026

Une vitrine permanente pour les micro-entrepreneurs : Angem Market bientôt en ligne

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L’Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem) prépare le lancement de sa plateforme de vente en ligne, Angem Market, dont l’ouverture officielle est envisagée avant la fin de l’année. Présentée hier sur les ondes de la Radio Chaîne III par la directrice générale de l’agence, Souad Bendjemil, cette place de marché numérique doit permettre aux promoteurs de présenter et de vendre leurs produits directement aux consommateurs.

Actuellement en cours de développement, Angem Market vient compléter les salons organisés aux niveaux local, communal et national. L’ambition est de donner aux artisans et aux petites entreprises un espace de vente accessible dans la durée, et non plus seulement le temps d’une manifestation. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation de l’artisanat : l’agence encourage les jeunes à reprendre les métiers traditionnels, tout en y intégrant le commerce électronique, un emballage professionnel et des techniques de présentation adaptées aux attentes du marché.

L’ouverture à l’international constitue un autre axe de développement. Les participations à des salons en Italie et dans plusieurs pays africains ont permis de tester l’intérêt pour les produits algériens. L’habillement traditionnel, les savons, les huiles, les confitures naturelles et les pâtisseries figurent parmi les produits susceptibles de trouver leur place hors du pays. Les résultats sont encourageants : lors d’un salon en Allemagne, les 15 exposants accompagnés par l’agence ont vendu l’intégralité des produits présentés, a rapporté Souad Bendjemil.

Pour transformer cet intérêt en débouchés durables, plusieurs défis restent toutefois à relever : améliorer les volumes de production, la qualité, le conditionnement et la conformité aux normes internationales. La formation des cadres de l’Angem constitue également un levier, notamment à travers des certifications et des programmes consacrés à l’entrepreneuriat et au commerce électronique.

Ces actions de promotion s’appuient sur un dispositif d’accompagnement qui ne se limite pas au financement. Selon la directrice générale, la mission de l’agence commence en amont, par la sensibilisation et l’orientation des porteurs de projets, et se poursuit après le lancement de l’activité, à travers le suivi, l’évaluation et la formation. L’objectif est de donner aux bénéficiaires les moyens de gérer leur entreprise et d’en assurer la pérennité.

L’Angem mise sur la proximité pour atteindre les femmes, les jeunes en recherche d’emploi et les personnes qui n’ont pas pu poursuivre leurs études. Grâce à sa présence dans les 69 wilayas, elle propose un accompagnement gratuit, y compris aux personnes qui n’ont pas encore d’idée précise : elles sont orientées vers des projets adaptés aux ressources et aux besoins de leur environnement local. Le dispositif s’adresse aux citoyens algériens majeurs disposant d’un savoir-faire ou d’une qualification dans l’activité envisagée. «Pour une femme souhaitant lancer une activité culinaire ou artisanale à domicile, par exemple, une orientation vers les structures compétentes peut permettre de faire reconnaître ses compétences», explique Souad Bendjemil. Des formations en éducation financière et en gestion viennent ensuite compléter cet accompagnement.

Côté financement, les aides proposées couvrent notamment l’achat de matières premières, avec des montants pouvant atteindre 250 000 dinars, ainsi que l’acquisition des équipements nécessaires à la création d’une activité, dans la limite d’un million de dinars.

Le bilan de l’année 2025 illustre la portée de ce dispositif : l’Angem a financé 22 000 projets, contribuant à la création de 23 000 postes d’emploi. L’agriculture, les services et l’artisanat figurent parmi les secteurs qui suscitent le plus de demandes. Ces activités permettent à des citoyens de concrétiser un savoir-faire, de développer une source de revenus et, parfois, de créer leur propre entreprise.

L’agence travaille enfin sur de nouvelles mesures, dont un éventuel rééchelonnement des financements, actuellement à l’étude. «Nous sommes en train de discuter du rééchelonnement des financements. Il y aura certainement des nouveautés. Le dossier est en train d’être finalisé», a assuré la directrice générale. Cette évolution traduit la volonté d’accompagner les porteurs de projets au-delà du lancement, afin que les micro-activités puissent se consolider, créer des emplois et contribuer à l’économie nationale.

L.R.

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