Face aux ravages causés par les brasiers de cet été 2026, la réponse des pouvoirs publics se veut immédiate, exhaustive et sans concession. Mobilisation générale des commissions d’évaluation, remboursement intégral des pertes immobilières et agricoles, et échéance stricte fixée, au plus tard, au 31 août : le gouvernement déploie un dispositif d’exception pour dédommager chaque citoyen touché. Décryptage d’un plan d’urgence où la solidarité nationale se conjugue à un calendrier sous haute tension.
Dans le cadre d’une prise en charge globale et rigoureuse des séquelles provoquées par la vague d’incendies dévastateurs ayant frappé plusieurs wilayas du pays depuis le début du mois de juillet 2026, l’appareil d’État accélère le pas pour apporter un soutien concret et rapide aux populations meurtries. Sur instructions directes et fermes du président de la République, un dispositif d’exception a été immédiatement déployé afin d’effectuer le recensement exhaustif de l’ensemble des victimes et d’enclencher sans délai l’octroi des dédommagements nécessaires.
Un engagement institutionnel ferme pour réparer l’ensemble des préjudices
Cette démarche d’envergure nationale traduit la volonté politique des plus hautes autorités du pays de garantir une solidarité agissante et sans faille envers les citoyens durement touchés par ces sinistres. Selon les termes d’un communiqué officiel émanant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, l’ensemble des structures administratives et des commissions spécialisées compétentes ont été mandatées pour piloter le déroulement des opérations sur le terrain. L’objectif cardinal réside dans la réalisation d’un inventaire méthodique, équitable et transparent de la totalité des dégâts enregistrés à travers les zones impactées.
Le programme de compensation conçu par les pouvoirs publics embrasse l’intégralité des pertes constatées, apportant une réponse strictement adaptée à la nature de chaque préjudice. Sur le plan immobilier et urbain, le dispositif prévoit la réhabilitation complète ou la reconstruction totale des infrastructures résidentielles, qu’il s’agisse de logements individuels, de bâtisses collectives ou d’équipements annexes ravagés par la fureur des flammes.
Sur le plan économique et rural, une attention toute particulière est accordée au monde agricole, dont les acteurs paient un lourd tribut. Les indemnités financières couvriront non seulement la destruction des récoltes et la perte des exploitations maraîchères et arboricoles, mais soutiendront également la reconstitution intégrale des cheptels et du cheptel vif décimés par les incendies. Cette prise en charge ciblée vise à sauvegarder le tissu socio-économique local et à offrir aux agriculteurs et éleveurs les moyens d’une relance prompte de leurs activités.
Un calendrier strict axé sur l’urgence sociale
Afin d’éviter toute lourdeur bureaucratique et de concrétiser les aides financières avant la rentrée sociale, le gouvernement a instauré un suivi temporel particulièrement rigoureux. Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports confirme formellement que l’ensemble du processus indemnitaire, allant de l’instruction finale des dossiers administratifs jusqu’au versement effectif des sommes dues aux ayants droit, devra impérativement connaître son dénouement à la fin du mois d’août 2026 au plus tard. Cette échéance couperet fixe un cap clair à l’ensemble des acteurs administratifs et locaux mobilisés sans relâche sur le terrain.
Entamer sans délai les visites de terrain
Lors de leur installation, les commissions ont reçu pour instruction d’entamer sans délai les visites de terrain, en veillant à garantir l’exactitude, l’objectivité et la transparence de l’évaluation des dommages. Il leur a également été demandé de renforcer la coordination entre les différents secteurs et de mobiliser tous les moyens humains et matériels nécessaires afin d’achever les opérations de recensement dans les délais impartis.
Selon le ministère, ces dispositions permettront d’assurer une prise en charge rapide des sinistrés, d’accélérer les procédures d’indemnisation et de mettre en œuvre les instructions du président de la République visant à indemniser l’ensemble des personnes concernées avant la prochaine rentrée sociale.
Dès leur installation, les commissions de wilaya ont engagé les opérations d’inspection et d’évaluation sur le terrain, traduisant ainsi la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les citoyens touchés, d’accélérer leur prise en charge et d’atténuer les conséquences des feux de forêt.
La Protection civile sur le front : Un bilan de 72 foyers éteints sur 75
Sur le terrain opérationnel, les équipes de la Protection civile déployées à travers l’ensemble du territoire national continuent de mener une lutte acharnée et héroïque face aux brasiers. La situation générale demeure sous contrôle d’après le dernier bilan officiel arrêté ce lundi à 7 heures du matin par la Direction générale de la Protection civile. Sur les 75 foyers d’incendie enregistrés au cours des dernières 24 heures, les interventions déterminées des sapeurs-pompiers ont permis de maîtriser et d’éteindre définitivement 72 d’entre eux.
Seuls trois incendies complexes demeurent actuellement sous surveillance et font l’objet de combat dans les wilayas de Skikda et d’El Tarf. Au niveau de la wilaya de Skikda, un feu de forêt reste actif au lieu-dit Taghouza, à Ouled Yahia dans la commune d’Oum Toub, tandis qu’un second foyer fait toujours rage à la lisière des localités de Lmnaguech, Akaroun et Oued Salah, rattachées à la commune de Qanoua. Face au danger imminent, les secours ont procédé, par mesure de précaution, à l’évacuation réussie de soixante familles issues des villages d’Afensou et d’Ain Sedma vers des zones sécurisées. De son côté, la wilaya d’El Tarf enregistre un incendie forestier toujours en cours d’extinction dans la région d’Oueldjet Mahboub, au sein de la commune de Zitouna.
La caravane de l’UGCAA : La solidarité citoyenne et économique en marche
Face à cette épreuve nationale, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a orchestré, ce lundi, le départ d’une imposante caravane humanitaire et de solidarité destinée à secourir les populations sinistrées. Organisée en étroite coordination avec le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, cette initiative matérialise l’engagement spontané du monde économique national.
Le coup d’envoi officiel de ce convoi solidaire s’est déroulé au niveau du Palais des expositions des Pins maritimes, sous la supervision directe du chargé de la gestion du secrétariat général du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Hakim Rouane, et du secrétaire général de l’UGCAA, Issam Bedrissi, en présence de nombreux dirigeants d’entreprises publiques et privées ayant apporté leur contribution logistique et matérielle.
Composée d’un impressionnant cortège de 52 camions lourds, la caravane s’apprête à traverser 11 wilayas affectées par les feux de forêt dans l’Est, le Centre et l’Ouest du pays. Chaque véhicule a été chargé de près de 20 tonnes de produits de première nécessité et de large consommation, englobant des denrées alimentaires fraîches comme les fruits et légumes, de l’eau minérale, des colis vivres, ainsi que des produits d’hygiène et des couches pour enfants.
Dans une déclaration accordée à la presse en marge de cet événement, Issam Bedrissi a souligné avec force que cet élan de générosité initié par les commerçants, les artisans et les opérateurs économiques incarne avec éclat les valeurs de fraternité et de cohésion nationale qui unissent l’ensemble du peuple algérien. Il a particulièrement rendu hommage à l’implication des entreprises publiques du secteur de la logistique, notamment le Groupe de transport terrestre de marchandises et de logistique « Logitrans », pour leur appui déterminant. À travers la concrétisation de ce convoi, l’UGCAA entend illustrer la résilience de la société algérienne face aux crises, tout en œuvrant à la promotion de l’éthique commerciale et à l’ancrage pérenne d’une véritable culture du volontariat au sein de la communauté des affaires.



