L’Office national des œuvres universitaires (ONOU) a annoncé avoir mis fin à l’occupation illégale des résidences universitaires à travers le pays. Près de 800 personnes étrangères au milieu estudiantin ont été expulsées, permettant la récupération de 500 chambres, soit environ 1.200 lits remis à la disposition des étudiants. Cette opération a été rendue possible grâce à la généralisation de la numérisation de l’accès aux résidences, selon le directeur général de l’ONOU, Adel Mezough.
Les 423 résidences universitaires sont désormais équipées de dispositifs de reconnaissance faciale, reliés au système numérique « Progres » et au numéro d’identification national de chaque étudiant. Des portes d’accès électroniques ont également été installées, tandis que l’accès aux restaurants universitaires est désormais réservé exclusivement aux étudiants résidents. En parallèle, le système de vidéosurveillance a été renforcé, notamment dans les résidences à forte densité, et les plans de sécurité internes ont été actualisés. Une convention de formation avec la Gendarmerie nationale a par ailleurs été signée pour renforcer les compétences du personnel en matière de protection.
Dans le même temps, l’ONOU a engagé une réforme du fonctionnement des œuvres universitaires, à commencer par l’amélioration de la restauration. Depuis le 1er janvier 2026, un nouveau mécanisme d’approvisionnement est entré en vigueur. Il repose sur la contractualisation directe avec des entreprises publiques, afin de garantir la régularité des livraisons, la transparence des circuits et une meilleure qualité des repas.
Ce dispositif concerne l’approvisionnement en viandes, fruits et légumes, légumineuses, lait et dérivés au profit de près de 500.000 étudiants répartis dans les résidences. Plusieurs entreprises publiques sont mobilisées, dont ALVIAR, ONAB, FRIGOMEDIT, la SARPA, GIPLAIT et Dicopa. Selon l’ONOU, cette nouvelle organisation a déjà permis une amélioration sensible de la qualité et de la quantité des repas, tout en contribuant à une rationalisation des dépenses.
À travers ces mesures combinant assainissement, sécurisation et réforme des services, l’ONOU affirme vouloir instaurer un cadre de vie universitaire plus juste, plus transparent et plus conforme aux attentes des étudiants.
L.R.



