La Maison-Blanche a annoncé vendredi la création du «Board of Peace», destiné à superviser temporairement la gouvernance et la reconstruction de Gaza. Parmi les membres fondateurs figurent l’ancien Premier ministre britannique Sir Tony Blair et le sénateur américain Marco Rubio, sous la présidence du président américain Donald Trump. Le fils de Trump, Jared Kushner, et l’envoyé américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, siègent également au conseil exécutif fondateur, aux côtés de Marc Rowan, Ajay Banga et Robert Gabriel, chacun ayant un rôle jugé crucial pour la stabilisation de Gaza.
Sir Tony Blair, Premier ministre du Royaume-Uni de 1997 à 2007, est connu pour son rôle controversé dans la guerre d’Irak mais aussi pour avoir contribué à l’Accord du Vendredi saint en 1998. Il avait déjà participé à des discussions de haut niveau sur l’avenir de Gaza avec les États-Unis et d’autres parties.
Former et soutenir les forces de police palestiniennes et maintenir la sécurité
Parallèlement, un comité palestinien de 15 membres, le National Committee for the Administration of Gaza (NCAG), dirigé par Ali Shaath, prendra en charge la gestion quotidienne. Nickolay Mladenov, ancien envoyé de l’ONU pour le Moyen-Orient, représentera le board sur le terrain. Une International Stabilisation Force (ISF), dirigée par le général américain Jasper Jeffers, sera déployée pour former et soutenir les forces de police palestiniennes et maintenir la sécurité.
Le plan de paix américain, entré en vigueur en octobre 2025, a déjà permis un cessez-le-feu, un échange de prisonniers, un retrait partiel israélien et un afflux d’aide humanitaire. La deuxième phase prévoit la reconstruction complète de Gaza et la démilitarisation intégrale, incluant le désarmement du Hamas et d’autres groupes. Steve Witkoff a averti que le Hamas doit respecter ses engagements, notamment la restitution du corps du dernier otage israélien décédé, sous peine de « graves conséquences ».
2,1 millions de personnes à Gaza
Le cessez-le-feu reste fragile. Depuis son entrée en vigueur, près de 450 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes, tandis que trois soldats israéliens sont morts lors d’attaques palestiniennes. L’ONU alerte sur la situation humanitaire critique et insiste sur la nécessité d’assurer un flux ininterrompu d’approvisionnements vitaux pour la population de Gaza, où vivent 2,1 millions de personnes.
Le conflit a débuté le 7 octobre 2023, avec une attaque du Hamas contre le sud d’Israël, faisant environ 1 200 morts et 251 otages. Depuis, les frappes israéliennes dans l’enclave ont fait plus de 71 260 morts, selon le ministère de la Santé de Gaza.



