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lundi 26 janvier 2026

« 1 000 femmes, 1 000 projets » : Yes they can, le défi des bâtisseuses

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Depuis le Palais Raïs El Bahr, lieu hautement symbolique d’Alger, le ministre de l’Économie du savoir, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a officiellement lancé le défi national « 1 000 femmes – 1 000 projets », une initiative portée par l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) sous le slogan mobilisateur « She Can ». L’objectif affiché : faire de l’entrepreneuriat féminin un levier stratégique de développement économique et social.

Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes et à renforcer leur intégration dans le tissu productif. De nombreuses bénéficiaires des programmes de l’ANGEM ont pris part à l’événement, illustrant concrètement le potentiel existant sur le terrain.

Le concours ambitionne de transformer les compétences et les idées des femmes en microprojets viables, grâce à un accompagnement complet combinant financement, formation, mentorat, mise en réseau et appui commercial. Après avoir visité les différents stands, le ministre a salué l’engagement et la créativité des participantes, soulignant le rôle central de l’ANGEM dans la structuration de l’entrepreneuriat féminin.

Selon Noureddine Ouadah, l’initiative repose sur deux piliers essentiels. Le premier vise à élargir la participation des femmes à l’économie nationale, améliorer leurs conditions de vie et encourager la création d’activités génératrices de revenus. Le second renvoie à une dimension plus profonde : la valorisation des traditions et des savoir-faire féminins, notamment dans leur contribution à la chaîne de valeur de la sécurité alimentaire, qualifiée par le ministre de « sujet hautement stratégique ».

Modernisation et ambition d’exportation

Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’augmenter le taux d’intégration nationale. Il a indiqué que des partenariats sont en cours avec des entreprises algériennes pour développer des équipements modernes destinés aux artisanes et aux microproductrices, avec un double objectif : améliorer la productivité et élever la qualité des produits.

L’ambition ne s’arrête pas au marché local. « Nous voulons que les produits des femmes algériennes trouvent leur place à l’export, car la demande mondiale pour ce type de produits est aujourd’hui très forte », a-t-il affirmé, tout en réitérant son soutien à toutes les initiatives favorisant l’indépendance économique des femmes. Pour le ministre, cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large : bâtir une économie fondée sur la jeunesse, la technologie, le savoir et l’innovation, tout en consolidant la souveraineté alimentaire du pays.

De son côté, la directrice générale de l’ANGEM, Souad Bendjamil, a précisé que le programme permettra d’accompagner et de financer 1 000 femmes à travers l’ensemble du territoire national. L’approche adoptée vise à ancrer durablement la culture de l’initiative, à améliorer les revenus et à créer de nouvelles opportunités d’emploi, en particulier dans les milieux les plus vulnérables.

Elle a rappelé que les femmes algériennes ont, à travers l’histoire, démontré leur capacité à contribuer activement au développement du pays. Le dispositif cible en priorité les femmes disposant de savoir-faire artisanaux, les porteuses d’idées innovantes et les femmes en milieu rural.

Le défi s’articule autour de trois domaines clés : le séchage des fruits et légumes, leur transformation et le conditionnement. Les candidates intéressées peuvent s’inscrire via le formulaire disponible sur le site officiel de l’ANGEM.

L.R.

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