La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a salué les progrès significatifs réalisés par l’Algérie dans la promotion de l’investissement, la numérisation de l’administration et le développement des exportations hors hydrocarbures.
Dans un entretien accordé à l’APS et relayé par la télévision nationale, Mme Georgieva a souligné que les exportations non pétrolières ont plus que doublé au cours des cinq dernières années, traduisant l’efficacité des réformes et la diversification progressive de l’économie.
Une économie en reprise post-COVID-19
Selon la directrice du FMI, l’économie algérienne s’est bien rétablie depuis la pandémie de COVID-19, affichant des taux de croissance soutenus par de massifs investissements publics, tandis que l’inflation a été maîtrisée. Elle a mis en avant la priorité donnée par les autorités à l’investissement dans les infrastructures numériques ainsi que dans les secteurs clés du transport et de l’énergie.
Encourager l’investissement et les start-ups
Kristalina Georgieva a également relevé que les réformes législatives, notamment la loi sur l’investissement, la loi foncière, et la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, ont contribué à améliorer le climat des affaires. Les politiques et investissements publics ayant élargi l’accès à Internet ont renforcé l’environnement favorable aux start-ups, favorisant l’émergence de nouvelles entreprises et l’innovation.
Elle a ajouté que les investissements dans les ports, les chemins de fer et les services logistiques permettent de réduire les coûts commerciaux et les délais, renforçant ainsi l’intégration de l’Algérie dans les chaînes de valeur régionales et mondiales.
Enfin, Kristalina Georgieva a salué les efforts du pays dans le secteur des hydrocarbures et des énergies renouvelables, estimant que ces initiatives préparent l’Algérie à jouer un rôle central comme centre régional de l’énergie, consolidant sa position stratégique dans la région.
Cela dit, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque d’Algérie (BA) organisent ce jeudi à Alger une conférence qui place l’Afrique du Nord face à une question devenue centrale, celle de savoir comment transformer une position géographique avantageuse, en levier concret de croissance et de résilience.
Stabilité macroéconomique
Autrement dit, passer d’un rôle de simple zone de transit ou d’exportateur de produits peu transformés à celui de plateforme industrielle et de services, capable de s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales, d’attirer des activités de transformation et de renforcer les liens avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette montée en gamme suppose des politiques cohérentes, à travers l’amélioration du climat des affaires, la visibilité réglementaire, des facilitations douanières, l’interopérabilité des standards, et l’investissement dans les compétences. Elle suppose aussi une approche régionale plus assumée, qui dépasse la juxtaposition de stratégies nationales.
La présence annoncée à cette conférence de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, et du Premier ministre Sifi Ghrieb, aux côtés du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mouatassem Boudiaf, souligne la volonté d’ancrer ces sujets au niveau des décisions publiques et de la stabilité macroéconomique, condition souvent avancée pour soutenir l’investissement et la création d’emplois.
L.R.



