À trois mois des élections législatives prévues le 2 juillet, l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a détaillé les conditions de candidature pour les partis politiques et les listes indépendantes. L’objectif : garantir transparence, diversité et respect des critères d’éligibilité.
À l’approche des élections législatives prévues le 2 juillet, l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a détaillé, dans un communiqué publié lundi 6 avril, les conditions de candidature pour les listes partisanes et indépendantes, conformément à la loi organique relative au régime électoral.
Pour être éligible, tout candidat doit être de nationalité algérienne, inscrit sur les listes électorales de la circonscription où il se présente et âgé d’au moins 25 ans le jour du scrutin. Il doit également justifier de sa situation vis-à-vis du service national. À l’étranger, la résidence dans la circonscription concernée est exigée.
Les postulants doivent également être en règle avec l’administration fiscale
Le texte impose en outre des critères stricts d’intégrité. Ne peuvent se porter candidats les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation définitive pour crime ou délit, à l’exception des infractions non intentionnelles, sauf en cas de réhabilitation. Les postulants doivent également être en règle avec l’administration fiscale, soit par le paiement des sommes dues, soit via un échéancier, ou en justifiant leur non-assujettissement à l’impôt.
Dans le cadre de la volonté de moralisation de la vie politique portée par le président Abdelmadjid Tebboune, il est aussi exigé que les candidats ne soient pas connus pour leurs liens avec des milieux financiers ou commerciaux douteux ni susceptibles d’influencer le libre choix des électeurs.
Par ailleurs, le nombre de mandats parlementaires étant limité à deux, les candidats ayant déjà exercé deux mandats, consécutifs ou non, ne sont pas éligibles. Certains fonctionnaires ne peuvent, quant à eux, se présenter qu’après un délai d’une année suivant la cessation de leurs fonctions.
L’Anie impose un encadrement précis
Concernant la composition des listes, l’Anie impose un encadrement précis. Chaque liste doit comporter un nombre de candidats supérieur au nombre de sièges à pourvoir (six supplémentaires si le nombre est pair, sept s’il est impair). Elle doit également garantir une représentation minimale : un tiers de femmes, la moitié de candidats âgés de moins de 40 ans et au moins un tiers titulaires d’un diplôme universitaire. Aucun candidat ne peut figurer sur plusieurs listes ni se présenter dans plus d’une circonscription.
Les partis politiques habilités à présenter des listes sont ceux ayant obtenu au moins 4 % des suffrages lors des dernières législatives ou disposant d’au moins dix élus dans la circonscription concernée. À défaut, comme pour les listes indépendantes, ils doivent recueillir des signatures de soutien : 150 par siège à pourvoir à l’intérieur du pays et 100 à l’étranger.
Enfin, chaque dossier de candidature doit comprendre un ensemble de pièces justificatives, notamment l’acte de naissance, la carte d’électeur, les attestations relatives au service national, au niveau d’études et à la situation fiscale, ainsi qu’une fiche de renseignements et une photo d’identité. Pour les partis, s’y ajoutent le procès-verbal des dernières élections et le programme de campagne.
S.B.



