34.8 C
Constantine
dimanche 14 juin 2026

Législatives : Le développement local au cœur de la convergence des partis

Must read

Au cinquième jour de la campagne électorale pour les législatives du 2 juillet, les chefs de file des principales formations politiques algériennes convergent, au-delà de leurs divergences doctrinales, vers un mot d’ordre unique : la mobilisation massive des électeurs pour consolider l’édifice institutionnel, propulser un développement local harmonieux et sceller définitivement le pacte de confiance entre la population et l’État.

Jeunesse et mémoire

Le renouvellement profond des élites politiques s’impose désormais comme le premier pilier de cette campagne électorale d’envergure. Depuis Boussaâda, la présidente du parti Tajamou Amel El Djazaïr (TAJ), Fatima-Zohra Zerouati, insiste avec force sur l’importance cruciale d’intégrer massivement des énergies jeunes au sein de la future Assemblée populaire nationale.

Selon ses déclarations, le prochain scrutin représente une opportunité historique pour propulser des cadres novateurs, capables de relayer fidèlement les doléances quotidiennes des citoyens. Cette volonté de moderniser les structures politiques nationales s’accompagne d’un respect absolu pour l’histoire.

A Chlef, le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, rappelle que cette dynamique de renouveau ne peut porter ses fruits sans la préservation rigoureuse de la mémoire nationale. Sauvegarder ce patrimoine historique demeure le socle inébranlable pour fortifier l’unité nationale et ancrer un sentiment d’appartenance fort chez les jeunes générations, tout en valorisant pleinement le rôle pivot de la femme algérienne dans l’édification de la nouvelle Algérie victorieuse.

Modèle social et éthique

Le renforcement durable de la cohésion interne repose également sur des engagements socio-économiques stricts et une éthique de gouvernance irréprochable. A Mostaganem, la Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, qualifie ce rendez-vous de jalon décisif pour sanctuariser et consolider les différents acquis populaires à travers divers secteurs.

Elle exhorte ses candidats à intensifier les actions de proximité afin de rebâtir un front intérieur solide et de pérenniser le caractère social de l’État, en mettant un accent particulier sur le soutien aux femmes et à la jeunesse active.

Cette responsabilité politique trouve un écho direct chez le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek. Depuis Alger, où il a installé la direction de campagne de la wilaya, il définit cette échéance comme une véritable bataille de fidélité à la patrie avant d’être une simple compétition.

Il appelle ses candidats à rompre avec les promesses stériles en adoptant un discours réaliste, fondé sur la sincérité et la crédibilité, seul moyen de restaurer le lien de confiance entre le peuple et ses institutions élues.

Développement territorial

L’efficacité de la future institution législative se mesurera avant tout sur le terrain du développement économique concret. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a réaffirmé depuis Chlef l’engagement total de sa formation politique à se faire le relais direct des ambitions régionales.

En ciblant les secteurs stratégiques de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme, il promet que ses députés transformeront les potentialités locales en projets viables, sans omettre la modernisation nécessaire du système éducatif et l’amélioration des services publics, notamment la restauration scolaire.

Cette vision d’un essor territorialisé est pleinement partagée par Réda Benounane, président du Parti Talaie El-Hourriyet. S’exprimant depuis Barika, il perçoit ce scrutin comme le catalyseur indispensable du décollage économique national, promettant une députation intègre, à l’écoute des citoyens pour transmettre leurs préoccupations avec honnêteté au service exclusif de l’intérêt général de la nation.

Conscience électorale

A Tissemsilt, le président du parti Sawt Chaâb, Lamine Osmani, plaide pour l’avènement d’une conscience électorale renouvelée. Il invite les citoyens à délaisser les affinités subjectives pour fonder leur choix sur la rigueur des programmes et la compétence avérée des prétendants.

Selon lui, l’instauration de critères objectifs de sélection est l’unique garantie pour concevoir une institution performante, dotée d’un pouvoir de contrôle réel sur le gouvernement. C’est à travers cette exigence qualitative que le futur Parlement pourra valablement assumer ses missions de stabilisation et de prospérité, offrant ainsi à l’Algérie les outils nécessaires pour relever ses défis contemporains et bâtir un avenir serein.

Rôle du législateur

Ce plaidoyer pour une assemblée rigoureuse trouve une résonance parfaite dans les déclarations du président du parti El Karama, Mohamed Daoui. Animant un rassemblement à Aïn Temouchent, il a mis en exergue l’ importance des missions dévolues au parlementaire, de la production législative au contrôle rigoureux de l’action gouvernementale.

Pour lui, le futur député devra porter avec force les aspirations fondamentales de la population, particulièrement dans les secteurs vitaux de la santé, de l’hydraulique et des travaux publics, d’où l’importance cruciale de choisir le candidat le plus apte à assumer cette lourde charge.

M. Daoui a par ailleurs salué les réformes majeures issues de la Constitution de 2020 et la refonte salutaire de la loi électorale qui ont grandement favorisé l’intégration politique des jeunes et des femmes.

Estimant que le cadre juridique actuel est désormais optimisé pour renforcer l’action publique, il exhorte ces forces vives à se saisir pleinement de leur destin électoral appelant à une participation massive et un vote fort le 2 juillet pour garantir le succès de cette étape historique et stabilisatrice.

S.M

- Advertisement -spot_img

More articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -spot_img

Latest article