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jeudi 15 janvier 2026

Retraites : Priorité aux petites pensions

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Le directeur général de la Caisse nationale des retraites (CNR), Hafid Adrar, a apporté, ce mercredi, d’importantes précisions concernant la revalorisation des pensions de retraite récemment approuvée par le Conseil des ministres. S’exprimant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, dans l’émission « L’invité de la rédaction », il a tenu à dissiper toute confusion entourant les taux d’augmentation annoncés.

« Contrairement à ce qui a parfois été rapporté, l’augmentation n’est pas comprise entre 5 et 10 %, mais elle est bien de 5 % ou de 10 % selon le niveau de la pension », a-t-il précisé. Ainsi, les retraités percevant une pension inférieure à 20 000 dinars bénéficieront d’une hausse de 10 %, tandis que ceux dont la pension est égale ou supérieure à 20 000 dinars verront leur revenu revalorisé de 5 %. Une mesure progressive qui, selon le responsable, vise avant tout à protéger les retraités aux revenus les plus modestes.

Trois critères ayant guidé la décision

Le directeur général de la CNR a expliqué que cette revalorisation repose sur trois critères fondamentaux. Le premier est d’ordre juridique : il s’agit d’un droit légal garanti par la loi 83-12 relative à la retraite, laquelle impose à l’État une réévaluation périodique des pensions et allocations.

Le deuxième critère concerne les capacités financières de l’État, tandis que le troisième vise à assurer la pérennité du système national de sécurité sociale. Hafid Adrar a, à ce titre, souligné que le taux officiel d’inflation s’élève à 1,7 %, estimant que les augmentations accordées, largement supérieures à ce taux, traduisent « l’effort significatif consenti par l’État pour préserver le pouvoir d’achat des retraités ».

Les pensions d’invalidité également concernées

Dans une annonce notable, le directeur général de la CNR a indiqué que ces revalorisations ne concernent pas uniquement les pensions de retraite. Les titulaires d’une pension d’invalidité servie par la CNAS et la CASNOS bénéficieront également des augmentations, aux mêmes taux, confirmant ainsi l’élargissement de la mesure à d’autres catégories vulnérables.

Évoquant la récente augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG), Hafid Adrar a affirmé que celle-ci aura un impact direct sur les pensions les plus faibles. Le SNMG passera de 20 000 à 24 000 dinars, ce qui influencera automatiquement les allocations de retraite indexées à 75 % du SNMG, conformément aux règles en vigueur.

Le responsable a rappelé, à cette occasion, les fondements du système de retraite algérien, reposant sur le principe de solidarité intergénérationnelle. « Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas simplement de cotiser durant un certain nombre d’années pour percevoir une retraite. Les actifs financent les retraités actuels, en sachant qu’ils bénéficieront à leur tour de ce mécanisme », a-t-il expliqué.

Il a, dans ce contexte, révélé un chiffre révélateur : « les cotisations versées pendant 40 années de travail sont consommées en moins de trois années de retraite, alors que la durée moyenne de perception d’une pension directe est de 18 ans ». Cela signifie, selon lui, que l’État, à travers la CNR, assure la prise en charge des retraités pendant près de 15 années au-delà de leurs cotisations effectives.

L.R.

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