L’Afrique a de nouveau un roi : le Sénégal. Dans une finale suffocante disputée face au Maroc, pays hôte, les Lions de la Téranga ont arraché la victoire (1-0) au terme des prolongations et conservent leur couronne continentale avec autorité et caractère.
Le destin de cette finale s’est joué sur des détails, des émotions et des nerfs mis à rude épreuve. Il a fallu attendre la 94e minute pour voir Pape Gueye libérer tout un peuple d’une frappe somptueuse, scellant un succès qui restera longtemps gravé dans les mémoires.
Un choc fermé, dominé par la tension
Dès le coup d’envoi, l’enjeu a pesé lourd sur les épaules des vingt-deux acteurs. Le Maroc, porté par son public, cherchait à imposer le tempo. Le Sénégal, solide et discipliné, répondait avec rigueur et expérience. La première période, intense mais verrouillée, a offert peu d’espaces, chaque équipe craignant la moindre erreur.
Au fil des minutes, la pression s’est accentuée. Les occasions se sont multipliées, sans pour autant faire basculer la rencontre.
VAR, colère et chaos passager
La seconde période a fait basculer le match dans une autre dimension. Un but sénégalais, inscrit par Ismaïla Sarr, est d’abord refusé après une faute signalée en amont de l’action. Quelques instants plus tard, une situation litigieuse dans la surface sénégalaise pousse l’arbitre à consulter la VAR. Verdict : penalty pour le Maroc.
La décision provoque une vive contestation. Les Sénégalais expriment leur incompréhension, la rencontre est brièvement interrompue, la tension atteint son paroxysme. Mais le jeu reprend.
Et c’est là que le destin choisit son camp.
Brahim Diaz s’élance… et échoue. Sa tentative trop audacieuse est repoussée par un Édouard Mendy impérial, déclenchant l’explosion de joie du banc sénégalais.
Le coup de grâce signé Pape Gueye
Les prolongations débutent à peine que le Sénégal frappe. Pape Gueye, d’un geste de grande classe, trouve la faille et fait chavirer les tribunes sénégalaises. Un but d’artiste, un but de champion.
Derrière, les Lions de la Téranga font parler leur expérience, verrouillent le jeu, résistent aux derniers assauts marocains et gèrent avec maîtrise une fin de match sous très haute tension.
Mané part par la grande porte
Ce succès consacre une génération exceptionnelle et offre au Sénégal une deuxième étoile continentale. Pour Sadio Mané, figure emblématique de cette équipe, cette victoire a une saveur particulière : celle d’un adieu royal, laissant derrière lui un héritage immense et un pays au sommet de l’Afrique.



