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samedi 7 février 2026

Constantine : L’ANGEM trace la voie verte  

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À l’heure où les défis environnementaux s’imposent à toutes les échelles, l’économie circulaire devient un levier stratégique pour l’insertion des jeunes. À Constantine, l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) s’illustre en intégrant pleinement les activités vertes à son dispositif de soutien à la création de micro-entreprises.

Dans les murs de l’Institut national spécialisé de la formation professionnelle (INSFP) Abdelhak Benhamouda, une réunion tenue ce mardi a scellé les prémices d’une orientation nouvelle, fondée sur un partenariat entre l’ANGEM, les structures d’accompagnement et le secteur de la formation professionnelle. Objectif : faire émerger une génération d’entrepreneurs engagés dans la valorisation des déchets, le recyclage et la protection de l’environnement, à travers un modèle économique durable.

« Le besoin exprimé par de nombreux jeunes d’accéder à des activités à forte valeur sociale et écologique est réel. L’ANGEM s’engage à y répondre avec des solutions de financement concrètes et adaptées », a affirmé Mohamed Imed Benghalia, chargé de communication à l’antenne constantinoise de l’Agence.

L’économie verte comme terrain d’insertion novateur

Si la volonté est claire, le constat l’est tout autant : les métiers liés à l’environnement restent peu connus, mal maîtrisés et encore faiblement valorisés. D’où l’importance cruciale de la formation préalable, conçue comme un pont entre l’idée de projet et sa réalisation. Les jeunes porteurs d’initiatives vertes seront ainsi invités à s’inscrire sur la plateforme de l’ANGEM, puis orientés vers un institut partenaire pour y suivre un cycle de formation qualifiante, axé sur le traitement et la réutilisation des déchets.

« L’acquisition de compétences techniques, l’éducation au développement durable et l’accès à des outils de gestion sont essentiels à la réussite de ces projets », ont souligné les responsables de l’INSFP.

Ce projet local s’inscrit dans une stratégie nationale plus vaste : celle de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, qui figure parmi les priorités de l’État algérien. Depuis plusieurs années, les autorités s’emploient à adapter les dispositifs d’aide à l’emploi aux mutations profondes du marché du travail, à l’heure de la transition numérique et écologique.

À travers l’ANGEM, mais aussi les programmes de l’ANSEJ (devenue CNAC), les dispositifs de soutien à la startup nation et les efforts déployés par le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, l’Algérie cherche à construire un écosystème d’accompagnement global. Celui-ci repose sur trois piliers : la formation qualifiante, le financement de proximité et l’encadrement post-création.

Dans ce contexte, l’économie circulaire représente une opportunité stratégique pour faire converger deux priorités nationales : la protection de l’environnement et la lutte contre le chômage des jeunes.

En orientant ses financements vers les activités liées à la récupération, au tri, au compostage ou à la transformation des déchets, l’ANGEM change de paradigme. Elle ne se contente plus d’être un guichet de microcrédit, mais devient un acteur du développement territorial durable, en phase avec les exigences d’un monde en perpétuelle évolution.

L.R.

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