L’Algérie a adopté un décret encadrant de manière rigoureuse l’exploitation des salles de cinéma, des multiplexes et de tout espace de projection public. Ce texte définit un cahier des charges précis, que doivent respecter les exploitants pour obtenir l’autorisation obligatoire délivrée par le Centre national du cinéma.
Selon l’article 2 du décret, aucune projection publique ne peut avoir lieu sans cette autorisation préalable. Les salles doivent répondre à des normes strictes en matière d’infrastructures : climatisation, chauffage, ventilation, sanitaires fonctionnels et adaptés à tous les publics, équipements de projection de dernière génération, dispositifs de sécurité et anti-incendie. L’objectif est de garantir à chaque spectateur un confort optimal et une expérience cinématographique moderne et sécurisée.
L’accès aux moins de 12 ans est limité
Le texte réglementaire encadre également le comportement et la sécurité des spectateurs. Il est formellement interdit de fumer ou de consommer toute substance nocive dans les salles, interdiction qui doit être affichée de manière permanente et rappelée verbalement au début de chaque projection. L’accès aux moins de 12 ans est limité : ils doivent être accompagnés par un adulte ou un tuteur, même pour les films destinés aux enfants.
Le décret prévoit aussi des mesures strictes contre les perturbateurs. Les exploitants doivent interdire l’accès aux personnes en état d’ébriété ou adoptant un comportement susceptible de nuire au bon déroulement du spectacle. En cas de besoin, ils peuvent évacuer les contrevenants sans remboursement du billet et requérir le concours de la force publique pour garantir la sécurité et la tranquillité de l’assistance.
Un espace de détente avant ou après la projection
Par ailleurs, certaines pratiques sont interdites dans les salles algériennes : la vente et la consommation d’alcool ainsi que l’installation de jeux. Seule la mise en place d’une cafétéria est autorisée, offrant aux spectateurs un espace de détente avant ou après la projection.
Malgré ce cadre strict et encadré, la majorité des salles de cinéma en Algérie restent fermées, nécessitant des opérations de restauration et de modernisation pour répondre aux normes fixées par le décret. Seules quelques salles subsistent à Alger, témoignant d’un cinéma en transition, entre héritage ancien et ambitions de modernité.
Ce décret marque un tournant pour le secteur cinématographique algérien, en posant les bases d’un environnement sécurisé, confortable et professionnel pour les spectateurs, tout en préparant la réouverture et la modernisation progressive des salles à travers le pays.
L.R.



